Bénin : Le groupe Petrolin victime d'une campagne de désinformation

Ils reviennent à la charge. Les adversaires du Groupe Petrolin dans le cadre du projet de réhabilitation et d’extension du corridor ferroviaire Bénin-Niger, ont trouvé un nouveau motif pour déverser leur bile. Selon un hebdomadaire panafricain, «Il est reproché à Petrolin de n’avoir ni l’expertise, ni les moyens », de mettre en œuvre un volet important du projet « Epine dorsale ».

Dans cette campagne d’intoxication de l’opinion publique nationale et internationale, c’est donc des affabulations mensongères qui sont distillées de temps à autre, pour nuire à l’image d’un homme qui n’a commis d’autre faute que de

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Plainte d’Ajavon dans l’affaire cocaïne au Bénin: Comment le parquet bloque la procédure

Après son arrestation et sa relaxe « au bénéficie du doute », dans l’affaire des 18kg de cocaïne pure, Sébastien Ajavon a décidé de contre-attaquer. C’est pourquoi le 17 février 2017, il a porté plainte contre X au tribunal. Et ce, avec constitution de partie civile, pour savoir qui a brisé les scellés de son conteneur. Mais depuis, c’est la croix et la bannière pour lui et ses avocats. Le ministère public tente par tous les moyens de torpiller la procédure, et d’empêcher la manifestation de la vérité.

Arrêté le 28 octobre 2016 par la gendarmerie Nationale après la découverte d’un sachet de 18kg de cocaïne dans l’un de ses conteneurs, Sébastien Ajavon avait été gardé à vue pendant huit jours, avant d’être présenté au procureur de la république, puis à une cour spéciale de flagrant, délit le 04 novembre. Ecouté, il a été relaxé au bénéfice du doute. On croyait que le gouvernement allait faire appel de cette décision… Erreur. Dans les quinze jours qui ont suivi cette décision, c’est le statu quo. C’est pourquoi le 15 février 2017, afin de laver définitivement son honneur en faisant connaître la vérité, Sébastien Ajavon introduit une plainte contre X, auprès du président du tribunal de première instance de Cotonou, avec constitution de partie civile, pour savoir qui a brisé les scellés du conteneur de Comon Sa, et introduit le sachet de cocaïne dans le conteneur. Sa démarche vise deux objectifs. D’abord, de faire connaître la vérité à l’opinion nationale et internationale sur cette affaire, et lui permettre après de demander une révision de son procès, afin que le mot « au bénéfice du doute » en soit retiré. Pour une telle plainte, la procédure recommande que le président du tribunal désigne un juge à qui il confie le dossier. Ce dernier informe le procureur qui prend une réquisition, et autorise le juge à enquêter sur le dossier avant de passer au procès.

Mais dans le cas d’espèce, lorsque le juge a saisi le procureur pour avoir ses réquisitions, ce dernier a traîné les pas avant de répondre par un refus d’informer. Cela voudrait dire qu’il n’autorise pas le juge à informer. Pour le contourner, le juge utilise une autre possibilité des textes, passe outre ce refus et prend l’ordonnance lui permettant de commencer ses investigations. Surprise ! Le procureur de la république fait

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Bénin - Fnm: 260 millions engloutis dans un marché d’archivage électronique passé sans ligne budgétaire

Le Fonds national de microfinance est-il une institution maudite ? A peine est-il sorti d’un travers qu’il tombe dans un autre. Denise Atioukpé la nouvelle directrice, semble se préoccuper plus de la dilapidation des fonds que d’autre chose.

Des dépenses sans étude de marché pour une hypothétique digitalisation des finances. La dernière affaire en date, c’est l’engagement pris d’un marché d’archivage électronique de 260 millions FCFA, en l’absence de toute prévision budgétaire malgré l’opposition des financiers du Fnm. Le Fonds national de microfinance n’est pas sorti de l’auberge. Depuis 2016, l’institution est toujours l’otage de la gabegie.

S’il y a eu des errements de gestion ou une mauvaise utilisation des ressources publiques mises à la disposition de cette Institution du temps du pouvoir Yayi, il parait incompréhensible, plus d’un an après, qu’aucune disposition concrète n’ait été prise dans le sens de l’amélioration de la gouvernance et de l’assainissement du secteur. La nouvelle Directrice Denise Atioukpé, continue donc de « surfer » sur l’existant, multipliant sans audit préalable les refinancements et marchés publics. Les équilibres budgétaires sont menacés.

Ses choix et options de gestion témoignent d’une volonté et d’une propension permanente à des dépenses de commodités, plutôt que l’amélioration de son fonctionnement. La dynamique à créer des produits et vitaliser la structure, est mise aux calendres grecques. On constate un tout autre mode de fonctionnement. Digitalisation des Finances par-ci, achat de plateforme par-là, mise en place d’archives électroniques… Plus d’un Milliard de nos francs, gaspillés en dépenses sans étude de marché, pour une hypothétique digitalisation des finances.

La dernière affaire en date, c’est l’engagement

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Bénin : Les stratégies de la rupture pour contrôler la 8e législature

Les élections législatives de 2019 seront très rudes pour les différentes chapelles politiques. Ceci, vue l’ambition du nouveau départ de constituer sa majorité parlementaire propre. Pour réaliser cet objectif cher au régime du nouveau départ, tous les moyens sont mis à contribution.

Les enjeux des élections législatives de 2019 semblent conduire certains acteurs vers un certain réalisme politique. Des lieutenants du nouveau départ à l’instar de Jean-Baptiste Hounguè, initiateur du mouvement politique « Le Bénin en Route », évoquent l’ambition du régime au pouvoir d’obtenir la majorité parlementaire au cours de ce rendez-vous électoral. Cette majorité que le régime au pouvoir ambitionne pour 2019, sera d’une grande importance puisqu’elle devra permettre au système en place de réaliser certaines de ses réformes institutionnelles et politiques. Le cas du projet de révision de la constitution. Il faut rappeler que ce projet de révision introduit au parlement en mars 2017, a connu un échec à l’étape de la prise en considération.

A la conquête de la majorité

Le Chef de l’Etat après avoir déclaré qu’il ne relançait plus ce projet au parlement, s’est contredit une semaine plus tard, en déclarant sur les ondes d’une radio internationale, qu’il entendait détenir une majorité confortable pour reconduire ledit projet au parlement. Ceci entrainant cela… Il y a certainement d’autres projets de lois que le gouvernement entend proposer au parlement, mais dont l’adoption n’est pas certaine. C’est pour cela que le chef de l’Etat en prenant la parole lors de la présentation solennelle du Pag, implorait le président de l’Assemblée nationale présent, de conduire « certains votes de lois les yeux fermés ». Depuis le sort réservé au projet de révision de la constitution, le pouvoir a compris que le parlement actuel est loin d’être docile. D’où la nécessité de préparer ces futurs députés pour la prochaine législature.

Tous les moyens sont bons

Pour atteindre ce but, tous les moyens sont utilisés. Certains analystes semblent lier la rupture observée entre Talon et Ajavon à cette cause. Puisque la

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Mairie de Porto-Novo: Et si le maire Emmanuel Zossou démissionnait de lui-même

La ville de Porto-Novo est depuis quelques semaines sous les feux de la rampe. La gestion de son maire a révélé plusieurs lacunes. C’est tantôt une malversation financière de plus de 250 millions de nos francs, tantôt le compte administratif rejeté par le préfet. Tout ceci est de trop pour un maire qui aspire à durer à son poste. Et lorsqu’on sait qu’il provient d’un parti où le président n’a pas grand-chose à se reprocher en 27 ans de carrière politique, la démission apparaît comme la seule voie de sagesse.

On ne peut pas se cacher trop longtemps derrière son petit doigt… Le maire de Porto-Novo Emmanuel Zossou, l’apprend à ses dépens. Lorsque les premières rumeurs sur les cas de mauvaise gestion à la mairie ont commencé à essaimer les réseaux sociaux, quelques griots du Parti du renouveau démocratique (Prd) -son parti-, se sont précipités pour le défendre, affirmant que rien ne se passe à la mairie de Porto Novo. Certains parmi eux ont poussé leur zèle à l’extrême, en injuriant ceux qui, selon eux, sont au service des « ennemis » et de l’intoxication. Lorsque le maire a été convoqué à la Brigade économique et financière (Bef), présenté au procureur puis contraint de payer 20 millions de caution pour être libre, les mêmes zélateurs ont vite fait de le dédouaner, accusant encore le même receveur percepteur. Et lorsque le compte administratif 2016 de la mairie a été rejeté, ces mêmes personnes ont crié à l’acharnement politique. Le préfet aurait-été manipulé pour rendre cette décision. Il serait au service de leaders politiques qui veulent déstabiliser le parti à travers sa personne. Mais comme les arguments fallacieux ne durent pas, le maire de Sèmè-Kpodji, lui aussi Prd comme Emmanuel Zossou, a vu son compte administratif accepté par le même préfet qui serait aussi du même parti. Comme on peut le voir, les défenseurs du maire manquent d’arguments. Ceci dit, avec ce chapelet de malversations, il est de plus en plus difficile pour les griots de faire croire que le maire est innocent.

La voie de sagesse

Il est donc de plus en plus évident que le maire Emmanuel Zossou

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Scandale financier à Bengaz au Bénin: Une grande responsabilité pour la justice

S’il y a une affaire qui secoue le monde des affaires au Bénin, c’est ce scandale financier à Bengaz, du nom de cette société de droit béninois chargée du transport de gaz. L’un des associés, Edgar Yves Monnou, avait réussi à retirer subrepticement 690 millions de fcfa des caisses de la société, par le truchement de son collaborateur Léopold Somissou. Ce dernier est arrêté et mis sous mandat de dépôt, mais l’affaire piétine au tribunal.

Voici une nouvelle affaire qui pourrait raviver les inimitiés –à peine refroidies–, entre le Bénin et les Pays Bas. En effet, pour lancer ses activités, Bengaz avait consenti un prêt auprès d’une banque néerlandaise, prêt qui devrait être remboursé à cette dernière à partir des fonds que verse la West african pipelin compagny (Wapco), basée à Accra au Ghana. Mais depuis des années, rien n’a été versé à la banque, à cause de la cupidité d’un des administrateurs de la société, en la personne

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Médard Koudébi: « Aucune morgue n'est aux normes au Bénin »

(Il évoque la porte de sortie) Président de l’Ong Bénin diaspora assistance, Médard Koudébi est spécialiste de l’hygiène funéraire, de prévention des risques et des épidémies formé à Ecole nationale des métiers du funéraire (Enamef) de Paris. Sa nouvelle mission achevée la semaine dernière au Bénin dans le cadre de son combat depuis 2012 pour l’assainissement du secteur mortuaire dans ce pays a remis sur tapis la mafia dans ledit secteur qui est une menace pour la santé publique.

Nous l’avons rencontré mercredi 16 août 2017 dans son hôtel de résidence à quelques jours de la fin de son séjour au pays. A la suite de  son passage sur l’émission ‘’Sans langue de bois’’  de nos confrères de Soleil fm, il nous reprécise le contexte de ses enquêtes, aborde quelques aspects de la triste situation et évoque les perspectives pour à la fois préserver la vie des Béninois et éviter des dépenses illégales de plusieurs milliards au trésor public. Interview.

Lnt : Situez-nous le contexte de vos enquêtes dans le secteur mortuaire.

Médard Koudébi : Il est bien vrai que nous sommes une Ong française, partenaire de l’Union Européenne avec qui on travaille depuis des années. Tout le monde m’accuse d’avoir demandé la coupure des subventions dans le cadre de la pétition 1604/2013 déposée au parlement européen, qui a fait l’objet d’une plénière à Bruxelles et a validé un certain nombre de choses où pratiquement ils nous ont confirmé qu’à ce jour les recommandations du pétitionnaire sont très intéressantes sur trois points.

Lesquels ?

Le premier, c’est le recensement des morgues en république du Bénin. Jusqu’en 2012 l’Etat ne connaissait même pas le nombre précis de morgues exerçant sur son territoire. Le ministère de la santé nous faisait comprendre qu’il y avait trois morgues. L’Agence béninoise pour l’environnement (Abe) nous disait 4 parce ce sont les 4 qui ont demandé le certificat de conformité environnementale. L’Union européenne l’avait exigé conformément à notre pétition 1604/2013. Au même moment, on s’est adressé à l’époque à la directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) à Genève et on a saisi la direction Afrique de l’Elysée pour évoquer le problème de l’absence de crédibilité de l’Etat civil au Bénin parce que les pensions de retraite indument versé à des morts depuis le temps de l’ancien président coûtaient pratiquement 14 milliards au trésor public. Nous avons fait une recommandation. Malheureusement j’étais parti en avril et la présidence a fait une publicité à grande échelle parlant de payement de pension à vue. J’ai rappelé la Directrice adjointe de cabinet d’alors, Mme Hatchémè, pour lui dire que ce ne sont pas mes recommandations ça. Mes recommandations, c’est la création d’un fichier national des défunts béninois qu’on peut croiser avec celui des morts et radier systématiquement les morts avant le payement des pensions de retraite. J’ai demandé également que ce fichier soit croisé avec celui du fichier électoral la Lépi. Cela permettra de radier systématiquement les morts au plus grand tard 30 jours après leurs décès et cela nous fera l’économie des 22 milliards qu’on décaisse à la veille de chaque élection pour actualiser la Lépi. Après ça, il y a le problème des pensions de veuvage indument versées à des veuves de complaisance.

Quelle est cette catégorie de veuves ?

Quand un fonctionnaire célibataire meurt, on dit « mon enfant va travailler 30 ans et n’aura pas de pension de retraite ? ». On se rapproche des maires des communes à faible revenu qui organisent ces mariages antidatés entre 400 et 500 mille francs Cfa. On fabrique des veuves de complaisance pour aller escroquer le trésor. Les veuves de complaisance coûtent l’équivalant de 7 milliards à l’Etat béninois chaque année. On a recommandé au ministre de la Fonction Publique depuis 2013 de prendre un arrêté obligeant les fonctionnaires à déclarer leur mariage de leur vivant. Cela mettra fin aux mariages antidatés qui s’organisent après le décès de fonctionnaire célibataire ainsi qu’aux mariages antidatés que les familles organisent quand ils ne s’entendent pas avec une veuve légitime pour l’empêcher de garder la totalité de la succession afin de récupérer la moitié au moment des procédures de succession des biens. Cela permettra à notre état civil d’être crédible. Et rien que là l’Etat fera encore 7 milliards d’économie.  En plus des 36 milliards on sera pratiquement à 43 milliards.

A ce jour, l’Etat ne touche pas un centime de Tva sur les ventes de cercueils sur les véhicules funèbres, sur les transferts de conservation alors que les textes sont très clairs. Pour le transport de corps avant la  mise en bière, les pompes funèbres doivent payer 6% de Tva et après mise en bière 19% de Tva. C’est la raison pour laquelle on a décidé de faire cette réforme. C’est à ce moment que j’ai recensé les morgues au Bénin. J’en avais eu au total 39 privées et 8 publiques en 2013 mais malheureusement la situation a évolué. A ce jour on est à 45 morgues privées.

Parmi ces morgues vous avez révélé qu’il n’y a qu’une seule qui ait obtenu l’agrément. Dans quelles conditions s’installent-elles alors?

Déjà il faut savoir dans quelles conditions quelqu’un peut ouvrir une morgue. D’abord, il faut identifier le terrain qui ne doit pas être une zone inondable. Après, il faut l’autorisation du maire de la commune qui veut abriter la morgue. Le promoteur doit ensuite commettre un cabinet d’audit qui va lui faire l’étude  d’impact environnemental puis demander après un certificat de conformité environnement à l’Abe. Il y a un comité de suivi composé du maire de la commune, du directeur départemental de la santé de la commune et d’une troisième personne qu’on choisit lors de l’atelier. Ce qui veut dire qu’aujourd’hui, pour toutes les morgues qui empoisonnent aux Bénin, la responsabilité incombe aux maires de ces communes qui n’ont pas su défendre les intérêts de leurs populations parce que dans la commission, c’était leur rôle. En plus, ils sont encore les premiers à donner l’autorisation. Leur autorisation est préalable avant toute démarche.

Ce n’est qu’après le certificat de conformité environnementale que le promoteur commence la construction. Et la morgue pour qu’elle soit aux normes doit avoir trois zones sanitaires. La première zone qui est la zone ordinaire qui est censée accueillir les familles où ni le cercueil ni le corps ne doit transiter pour réduire les épidémies. Elle doit être équipée d’une vitrine avec une caméra  de rétroprojection pour permettre à la famille de pouvoir suivre tout ce qui se passe dans la zone intermédiaire. Celle-ci est censée accueillir le corps, le cercueil et maintenant conduire au niveau de la zone sensible pour les soins, la conservation, la carboglace, l’embaumement, l’habillement et la conservation de tous les produits qui sont hautement toxiques et cancérigènes. La morgue doit disposer d’une chapelle ardente où après l’habillement les familles qui veulent se recueillir sur place vont transférer leur corps. Malheureusement aucune morgue n’est aux normes en république du Bénin.

Au-delà, la loi cadre de l’environnement en République du Bénin dit, toute entreprise qui a un incinérateur de déchet biomédical doit être au minimum à 150 m des premières habitations et cet incinérateur est une obligation pour la totalité des morgues. La morgue doit aussi planter100 pieds d’arbre à l’intérieur pour que les racines puissent absorber les produits toxiques qui seraient dans le sol, au cas où la fosse ne serait pas étanche et aurait eu des infiltrations. Malheureusement aucune morgue au Bénin n’a les 100 pieds d’arbres imposés et recommandés par l’Abe. Et l’Abe, malheureusement en cas de contrôle ne les sanctionne pas parce qu’il n’y a pas de textes prévus pour.

Après la construction le promoteur achète le laboratoire post mortel, ira au ministère de la santé et demander un certificat de conformité de norme sanitaire. C’est l’ensemble de ces documents qu’il fournit au ministère de l’Intérieur pour demander un agrément , avant de pouvoir démarrer ses activités. Malheureusement en République du Bénin à ce jour, les 85% des morgues n’ont pas l’ensemble de ces documents.

Pourtant ces morgues fonctionnent.

Elles fonctionnent. Je remercie les autorités béninoises qui ont fait une contre enquête qui prouve que 44 morgues sur 45 en république du Bénin n’ont pas d’agrément.

Pourquoi ces autorités n’ordonnent pas leur fermeture ?

Le ministre Saka Lafia a décidé de les fermer immédiatement mais beaucoup de choses se sont passées. D’abord, 31 morgues sur 44 appartiennent déjà aux hommes politiques. Ensuite, le chef de l’Etat lui a demandé, « sur quoi tu veux te baser pour fermer ces morgues». Il n’y a aucune loi ni décret en république du Bénin qui réglemente les morgues et toutes les lois ont été bloquées. Ces décrets ont toujours fait l’objet d’une prise d’otage des chefs d’Etat successifs.

Comment ?

Comment ça se passe ? « Oui si vous appliquez tel décret, nous à l’assemblée, on bloque le budget de telle année ou on empêche le vote de telle loi. De ce chantage, le président qui veut prendre ce décret devient otage.

Les promoteurs ont donc profité de ce vide juridique

Pour des hommes politiques béninois, les populations ne sont que des marchandises. Les mêmes se cachent dernière leur épouse, cousines, … pour être propriétaires de pharmacie. On vous rend malade pour  faire tourner les pharmacies. Quand vous mourez on se sert de vous comme chiffre d’affaire des morgues. Quand vous avez la malchance de faire la Lépi avant votre mort, on peut faire voter vos cadavres par procuration. Et quand vos parents ont des difficultés à vous enterrer, à partir de

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Imminence d’un remaniement au Bénin : Les probables maintiens et départs

L’équipe gouvernementale que dirige Patrice Talon est réduite à 20 membres depuis la démission du ministre délégué chargé de la défense, Candide Azannaï, en mars dernier. Un remaniement technique devrait intervenir, mais depuis pratiquement 5 mois, c’est le statu quo. Selon les indiscrétions et les bruits de couloirs, ce changement est imminent et si tout se passe bien au retour des congés des membres du gouvernement, on connaîtra la nouvelle équipe gouvernementale avec certainement des départs et des maintiens.

Candide Azannaï a quitté le navire du nouveau départ et du Bénin révélé, depuis le 27 mars 2017. Lors d’un point de presse après conseil des ministres, le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence, Pascal Irénée Koupaki, avait annoncé : le Chef de l’Etat va entamer des consultations afin de procéder au remplacement… Mais ce remaniement se fait toujours attendre. Selon des indiscrétions, ce changement de l’équipe gouvernementale va enfin intervenir dans quelques jours. Des sources concordantes annoncent avec précision que ce sera juste après le retour des congés des membres du gouvernement.

Il ne serait pas superflu d’affirmer que Patrice Talon profite de son repos pour consulter davantage la classe politique et ses proches, notamment ses conseillers techniques, sur ses probables choix. Ceci dans la dynamique de choisir des gens qui seront à la hauteur du ’’job’’, et former une équipe pour mettre sa stratégie en place, dans la perspective des prochaines échéances électorales, notamment les législatives. Une chose est sûre, il y aura des départs, des permutations et des maintiens.

Ceux qui pourraient continuer à servir le Chef

Sans grande surprise, dans la prochaine équipe gouvernementale, des personnalités comme Adidjatou Marthys, Aurelien Agbénonci, Pascal Irénée Koupaki, Abdoulaye Bio Tchané, Joseph Djogbénou, José Didier Tonato et Romuald Wadagni, vont certainement rester ou subir des jeux de chaises musicales à défaut d’être remerciés. Lazare Sèhouéto, Oswald Homeky, Hervé Hêhomey, Alassane Séidou et Sacca Lafia, pourraient dans une certaine mesure continuer leur séjour au gouvernement. Parmi les ministres cités, il y a les hommes de main et des amis ou fidèles serviteurs dont les qualités et les compétences seront utiles à Patrice Talon. Ceux qui ont des fiefs et qui politiquement seront d’une grande utilité, seront stratégiquement maintenus. Le président de la République pourra de ce fait s’assurer une certaine présence dans des régions dans lesquelles il peut être confronté à des difficultés au plan politique. Il s’agit par exemple des deux ministres d’Etat, du ministre des

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Bénin : Jusqu’où ira le tandem Talon-Houngbédji ?

Ils étaient partis pour entretenir les relations les plus difficiles au sommet de l’Etat. Mais depuis le 06 avril 2016, leur entente déjoue tous les pronostics. Patrice Talon et Adrien Houngbédji sont en parfaite intelligence et s’entendent bien sur leurs intérêts du moment. Seulement, un tel tandem qui a tout l’air d’une alliance contre nature, risque d’être éphémère au regard des rancunes d’antan, restées encore vivaces dans les mémoires de chacun.

« Chers parents, avez-vous oublié le K.O de 2011 ? Alors, votez tous Zinsou le dimanche pour que nous-mêmes on puisse leur faire le K.O qu’ils nous ont fait en 2011 ».

Cette phrase a été tenue en langue goun à Porto Novo, par le président Houngbédji, alors qu’il était en campagne pour le second tour de la présidentielle 2016. Il apostrophait ainsi le candidat Patrice Talon, qui en 2011 avait soutenu et financé Boni Yayi qui a gagné la présidentielle par un K.O. Courant mars 2016, Adrien Houngbédji avait battu campagne pour Lionel Zinsou, candidat de la coalition Prd-Rb-Fcbe, contre Patrice Talon.

Adrien Houngbédji avait, par tous les moyens, combattu la candidature de Patrice Talon en distillant parfois aux militants de son parti, un document confidentiel dans lequel ce dernier promettait de l’argent et des postes ministériels au Prd si le parti le soutenait. C’est dire donc à quel point il a combattu Talon. Mais hélas, ce combat n’a pas porté ses fruits, puisque contre toute attente, c’est lui qui va remporter la présidentielle face au candidat élu des partis. Mais après l’élection, le Prd par la voie du président de son groupe parlementaire Augustin Ahoanvoébla, n’a même pas attendu la proclamation définitive des résultats pour rejoindre la majorité présidentielle.

Prétexte avancé pour ce ralliement peu honorable : le parti avait fait l’option de la mouvance depuis 2014. Ce ralliement a certainement permis de ramollir les relations tendues entre les deux hommes. Quelques visites en privée, les deux hommes ont  réchauffé leurs vieilles amitiés. Pour rappel, Patrice Talon avait, courant 2005, été un soutien de taille pour Houngbédji, avant de lui tourner dos et de rejoindre Boni Yayi. Rapidement, le Prd obtient quelques strapontins dans l’appareil d’Etat. Un modeste poste de préfet de l’Ouémé et celui, dit-on, de Directeur de cabinet civil du Chef de l’Etat.

Le Prd est de pleins pieds dans la mouvance. Mais il n’obtiendra pas plus que ça depuis. Ceci ne l’empêchera pas de soutenir la révision de la constitution, réforme phare de Patrice Talon qui a échouée. Cette grille chronologique ne militait donc pas en faveur de l’entente observée actuellement entre les deux hommes. Ils étaient partis pour être chien et chat avec pour corollaire une relation conflictuelle entre les deux institutions.

Je t’aime moi non plus

Aujourd’hui, le tandem Talon-Houngbédji fonctionne à merveille. Le second a œuvré pour faire passer, sans trop de difficultés, tous les projets de loi du gouvernement à l’Assemblée nationale. Il en a laissé passer au point où la Cour constitutionnelle a fini par se réveiller et faire le gendarme derrière une Assemblée nationale, qui votait, comme l’a souhaité Talon, « les yeux fermés ». Mais Adrien Houngbédji, vieux briscard de la classe politique, n’est pas un enfant de cœur. S’il soutient le régime Talon après avoir combattu sa candidature, c’est bien pour ses intérêts et ceux de son parti. Talon aussi, pour avoir essuyé autant de diatribes de la part du leader des Tchoco Tchoco, ne serait pas en intelligence avec lui s’il n’y gagnait rien. Alors, que gagne chacun ?

Il est évident que l’entente favorise les deux. Houngbédji laisse passer les « lois de Talon » à l’Assemblée nationale, et en retour celui-ci ne fait rien pour déstabiliser le Prd. Jusque là, le deal marche. Mais il y a autre chose qui renforce l’accord circonstanciel entre les deux hommes. C’est qu’ils ont un ennemi commun contre lequel ils doivent unir leurs efforts. Cet ennemi, c’est 

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Affaire Luc Atrokpo à Bohicon: Le gouvernement attendu comme partie civile

La révélation de cette gestion opaque des fonds à la mairie de Bohicon est l’œuvre de trois conseillers municipaux qui ont porté plainte devant le procureur  d’Abomey.  Celui-ci après audition des parties, a classé l’affaire sans suite avec la possibilité de poursuivre le mis en cause devant le juge d’instruction. C’est à ce niveau que le gouvernement qui a annoncé la lutte contre l’impunité doit prendre le relais et prouver sa sincérité.

La nouvelle de l’assignation en justice du maire de Bohicon,  Luc Atrokpo, s’est répandue comme une traînée de poudre sur l’ensemble du territoire national. Les faits reprochés au mis en cause portent sur la gestion peu orthodoxe des deniers publics. Chose que le gouvernement dit combattre sans relâche ni discrimination. Après que l’affaire ait été classée sans suite par le procureur auprès du tribunal de première instance d’Abomey, la prompte réaction du gouvernement est attendue sur ce dossier qui doit interpeller les proclamateurs de la rigueur du gouvernement  dans la lutte contre l’impunité. Le régime au pouvoir qui défend la fortune publique doit avoir pour souci de mener jusqu’au bout cette affaire. Surtout que le procureur a permis aux trois conseillers plaignants de poursuivre le mis en cause devant le juge d’instruction en se constituant partie civile.

La nécessaire entrée en scène du gouvernement

Il y a à envisager que même si ces trois conseillers venaient à se rétracter pour la suite, le gouvernement lui, devrait se saisir du dossier pour prouver sa détermination à faire de la lutte contre l’impunité, un combat impersonnel et sans considération. Les faits reprochés au maire de Bohicon portent sur le faux en écritures publiques qui a entraîné une différence entre le budget 2016 arrêté par le conseil municipal et celui que le maire aurait présenté au préfet du Zou. Les plaignants parlent d’une différence de 200.000.000frs (deux cents millions de fca). Une  somme si importante doit susciter la réaction automatique, aussi du bien du gouvernement que de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption, pour ne citer que ces deux institutions là. C’est donc l’occasion pour le ministre de la justice, garde des Sceaux, de faire une sortie pour rassurer l’opinion de la détermination du gouvernement à traquer sans ménagement tout auteur de malversation financière.

Crédibiliser la lutte contre l’impunité

C’est aussi l’occasion pour

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Mauvaise gouvernance locale : Dogbo, Aplahoué et Bopa, épinglées

La Commission nationale des finances locales (Conafil), a publié courant le mois de Juillet 2017, le rapport de bonne gouvernance des communes du Bénin sur la période 2013 à 2015. Cette évaluation des performances communales a révélé de graves dysfonctionnements par endroits et l’amélioration des performances au sein de l’administration de certaines communes. Les communes de Dogbo, Aplahoué et Bopa, sont présentés dans le classement comme de mauvaises élèves de la décentralisation.

Le Fonds d’appui au développement des communes (FADeC), a adopté de nombreux mécanismes de transferts budgétaires. On peut entre autres citer le principe de la péréquation qui doit aller de paire avec à une incitation à l’amélioration des performances de collectivités bénéficiaires. Au regard de cette disposition, la formule d’allocation FADeC Investissement non affectée, comporte un élément « performance ».

En effet, la  Commission nationale des finances locales (Conafil), a consacré ce principe par sa décision d’augmenter tous les deux ans le poids de l’élément performance dans ladite formule. Sur ces bases, les critères de performances embrassent trois (3) domaines à savoir le fonctionnement de l’organe élu, la qualité de l’administration communale, et les efforts dans le recouvrement  propre et la bonne allocation des ressources.

Les soixante dix sept (77) communes ont été donc soumises à une évaluation sur la période de 2013 à 2015. Il a été question pour la Conafil de passer à la loupe le nombre de session ordinaires du conseil communal, le fonctionnement des commissions permanentes obligatoires, l’adoption du budget primitif dans les délais légaux, la disponibilité du compte administratif, la passation des marchés (existence juridique et fonctionnalité des principaux organes de passation de marchés, et la fonctionnalité du service de la personne responsable des marchés publics), la tenue correcte des registres comptables, l’augmentation des recettes propres sur l’année, les dépenses d’entretien du patrimoine mobilier et immobiliers par rapport au dépenses de fonctionnement et l’auto financement de l’investissement de chaque commune.

Si au terme de cette évaluation, certaines communes comme

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Bénin : L’He Sado veut séparer les enterrements des cérémonies festives

La proposition de loi sur les cérémonies d’enterrement onéreuses au Bénin, introduite au parlement par le député Nazaire Sado, suscite déjà moult polémiques aussi bien dans le rang des politiques qu’au sein de la population.

Dans la proposition de loi du député Sado Nazaire, il est bien indiqué de séparer les cérémonies d’enterrement de celles festives. Dans son argumentation, le député précise qu’autrefois, lorsque quelqu’un décède, l’enterrement est fait dans les trois (03) jours qui suivent maximum.

Ce n’est qu’après que la date des cérémonies festives est fixée. Il précise que les cérémonies se déroulaient souvent en saison sèche contrairement à ce qui se passe aujourd’hui. Alors que de nos jours, ces cérémonies festives sont organisées même en pleine saison pluvieuse et on fait souvent appel à la météo locale.

Ainsi, l’honorable Nazaire Sado propose dans sa loi de séparer les enterrements des cérémonies festives en ce sens que l’enterrement doit avoir lieu

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Bénin : grands déballages sur des supposées affaires de corruption à la Mairie de Dogbo

Le maire de Dogbo, Vincent Codjo Acakpo, cité dans une affaire de corruption dans la passation du marché de construction de l’hôtel de ville a été auditionné, il a y quelques jours par le procureur de la république près le tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa.

Accusé lui-même par ses conseillers de détournement des fonds de la coopération décentralisée belge à hauteur de 30 millions, Vincent Codjo Acakpo parle de manipulation et dénonce son premier adjoint Denis Sossoukpoui, qui selon lui a perçu 2 millions de francs CFA pour attribuer frauduleusement un marché à un entrepreneur.

C’est l’heure des déballages à la mairie de Dogbo. Après la sortie médiatique du maire de Dogbo, Vincent Codjo Acakpo, on en sait un peu plus sur l’affaire de corruption dans la passation du marché de construction de l’hôtel de ville et la gestion des fonds de la coopération décentralisée belge. En effet, dans le dossier de corruption qui  bat de l’aile au conseil communal de Dogbo dans le cadre de l’attribution du marché de construction de l’hôtel de ville, le maire Acakpo a été écouté par le procureur de la république du tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa il y a quelques jours. Sur le fond de l’affaire, le tribunal s’est déclaré incompétent renvoyant le maire Acakpo et l’entreprise ERACOB vers l’autorité de régulation des marchés publics.

Pour rappel, lors du dépouillement des offres dans le cadre de passation du marché de construction de l’hôtel de ville de Dogbo, l’entreprise ERACOB, adjudicataire, « aurait soudoyé la commission de passation des marchés publics de Dogbo pour se voir attribué l’offre » selon les dires du maire Acakpo. Après attribution et signature du contrat, une faute grave a été relevée par la tutelle aux dires du maire Acakpo, qui note l’absence de l’attestation de capacité que l’entreprise doit fournir et qui équivaut à un montant total de 45 millions. Selon les explications du maire de Dogbo, l’entreprise ne dispose pas du capital réglementaire dans son compte bancaire pour gagner l’offre soit un montant de 45 millions de francs Cfa, ce qui logiquement a entraîné la cessation des travaux sur le chantier.  Saisi par l’autorité nationale de régulation de marché publique, le maire a rappelé à l’ordre l’entreprise ERACOB. Selon ses dires il a adressé une correspondance pour joindre au dossier le relevé bancaire indiquant le montant sur le compte de l’entreprise.

« Conformément à l’article 90 du code de passation de marché public, j’ai donc adressé une correspondance sous huitaine à l’entreprise pour apporter les documents complémentaires à son dossier de soumission et ce, sur instruction du préfet » a indiqué le maire Acakpo. «  Après ce délai légal et un délai de grâce d’une semaine le marché a été retiré à ERACOB et l’appel d’offre relancé » a renchéri le maire.

C’est donc à la suite de ce bras de fer que l’entreprise ERACOB a saisi le tribunal de Lokossa pour se faire rétablir dans ses droits. C’est suite au délibéré du tribunal qui se déclare incompétent dans le fond du dossier que le maire de Dogbo, Vincent Codjo Acakpo a donné de la voix. Il a dénoncé la corruption qui a émaillé les travaux de dépouillement des offres et l’attribution du marché. Il pointe du doigt son premier adjoint Denis Sossoukpoui qui a pris une somme de 2 millions de Francs Cfa chez l’un des soumissionnaires pour lui attribuer le marché de passation de la construction de l’autel de ville.

« La commission de passation de marché public a pris de l’argent pour l’attribution des offres »

Le maire Vincent Acakpo dénonce la pourriture morale au sein de la commission de passation de marché public à la mairie de Dogbo. Il a également accusé le président de la commission de passation de marché public en la personne de son premier adjoint au maire, Denis Sossoukpoui. « L’entrepreneur m’a proposé à mon bureau la somme de 2 millions F Cfa pour gagner le marché mais je lui ai dis que je ne suis la président de la commission de passation des marchés. Je l’ai donc envoyé vers mon Premier adjoint qui a encaissé les sous sans rien me dire » a déclaré Acakpo. Pour lui, malgré ces efforts pour assainir la gestion publique, ses frères ne veulent pas suivre sa vision de bonne gouvernance. «  Je n’ai jamais fais confiance aux membres de la commission de passation de marché, c’est une magouille qui s’est installé dans cette commission et j’ai pris ma responsabilité en déchargeant de la tête de la commission le président qui mon premier adjoint, Sossoukpoui,  avec qui j’ai un accord politique de gestion au lendemain des joutes électorales »  a –t- indiqué. Une révélation grave qui n’a pas laissé indifférent le mis en cause. Selon les proches de celui-ci, il a annoncé faire une sortie médiatique pour clarifier le fond de ce dossier qui pue assez au sein du conseil communal.

« Le maire Vincent Acakpo a méconnu les textes de marché public »

Selon d’autres sources, le maire de Dogbo aurait exigé la somme de 10 millions sur le marché de construction de l’hôtel de ville, gagné par l’entreprise ERACOB. Au cours d’une tête-à-tête avec l’entrepreneur de la Société ERACOB, dans un restaurant à Dogbo, le maire Acakpo aurait intimé l’ordre à ce dernier de renoncer par écrit au marché qu’il venait de gagner régulièrement. «  Je lui ai répondu Monsieur le maire vous méconnaissez les textes de passation de marché public » nous a confié l’entrepreneur de la société adjudicataire, ERACOB.

Aux dire de ce dernier, c’est depuis ce jour que les problèmes ont commencé et le

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Bénin : Silence inquiétant sur la poursuite des chantiers hérités de Yayi

Les travaux de construction de l’Assemblée nationale et de l’Aéroport de Tourou entamés sous le régime Yayi, ont connu des fortunes diverses depuis l’avènement du nouveau départ. Alors même que les deux chantiers connaissaient un état d’avancement considérable, c’est un curieux silence qui s’observe sur l’achèvement des travaux de ces deux ouvrages. C’est sous le régime du président Yayi Boni qu’ont été lancés les travaux de construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale.

Bien qu’ayant connu des arrêts et des reprises, ces travaux ont connu les deux dernières années du second mandat du président Yayi Boni, une grande accélération. Le Chef de l’Alliance des Fcbe, souhaitait à l’époque que ce chantier soit livré avant son départ du pouvoir. Cela se traduisait par les nombreuses visites qu’il a effectuées sur le site de  2015 jusqu’en 2016.

On se rappelle que de la question récurrente du président d’alors au chef des travaux était : «A quel moment pourrez-vous livrer l’ouvrage» ? Et lorsque ce dernier répondait : «dans plus d’un an monsieur le Président», la réaction de Yayi Boni était toujours : «est-ce que l’ouvrage ne peut pas être livré avant avril 2016» ?

Cette volonté du président Yayi à inaugurer cette infrastructure avant son départ du pouvoir en avril 2016, a eu pour conséquence une accélération remarquable des travaux du nouveau siège de l’Assemblée nationale. Au moment où il quittait le pouvoir, s’il est vrai que l’ouvrage n’était pas encore achevé, il a tout de même connu une avancée considérable. Cela est bien visible aujourd’hui à l’entrée de la ville de Porto-Novo, avec ce grand bâtiment inachevé.

Mais les travaux de cet édifice qui devrait donner de l’orgueil au Bénin avec un siège resplendissant du parlement, ont été arrêtés. Raisons avancées par le Conseil des ministres sous la rupture, c’est que le gouvernement entendait commanditer un audit pour cerner les contours de financement et de gestion des fonds alloués.

C’était alors en mai 2016. Près de 15 mois après, c’est le silence plat. Rien n’a plus été dit sur ce chantier. Et même les députés eux-mêmes, à qui l’ouvrage est destiné, ne semblent pas plus préoccupés par cet arrêt illimité des travaux. Eux qui sont pourtant champions des questions orales adressées au gouvernement avec débat au parlement, ne semblent pas se soucier du devenir de cet édifice. Et si les parlementaires se désintéressent de leur futur siège, ce n’est pas à l’aéroport de Tourou qu’ils accorderont plus d’attention. Du moins, c’est ce qui s’observe depuis

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Bénin : Plus de 18 millions de Fcfa détournés par un gendarme

L’Adjudant A. Aïwanou vient de salir la corporation militaire administrative. Précédemment trésorier général à la Direction de la gendarmerie nationale, ce dernier a perçu irrégulièrement au profit des élèves gendarmes de la 37ème promotion, une somme de dix-huit millions cinq cent quatre-vingt-mille (18 584 000) Francs Cfa.

Destinée à nourrir cent-un (101) gendarmes, cette somme a été retirée par ce sous-officier de l’armée au motif

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Crise au Psd : Le congrès de l’aile Amoussou se tient les 10 et 11 août en dépit des mises en garde de Golou

La crise au Psd semble avoir de beaux jours devant elle. Alors que les protagonistes croyaient vite en finir en portant leur malentendu devant les tribunaux, ils n’ont surement pas vu venir un si long procès. Tout porte à croire qu’on est toujours dans les prémices d’une longue guerre d’usure dans laquelle chaque camp sort presque chaque jour un nouveau numéro.

Dernier en date, un communiqué d’Emmanuel Golou dans lequel -lui qui se réclame légitime-, interdit le congrès de l’aile Amoussou. Mais il ne sera écouté ni par ses adversaires, ni pas la justice. Les premiers ont maintenu leur congrès qui se tient à St Charbel à Akpakpa les 10 et 11 août, avec 540 délégués venus de tout le pays. Le juge quant à lui continue d’entretenir la confusion.

Il ne tranche pas et sa décision rendue en référé ne semble guère faire avancer les choses. Selon des sources judiciaires, il ne livrera son vrai verdict qu’après un débat sur le fond. Tout ceci laisse entrevoir une crise de très longue haleine.

Le Communiqué d’Emmanuel Golou qui met en garde les frondeurs

Selon le communiqué signé de Cyprien Koboudé, il ne s’agit «nullement » d’une activité du Parti social démocrate. « Les faussaires seront poursuivis et les actes posés annulés en son temps », souligne le document. Lire le communiqué.

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Faibles performances dans l’enseignement primaire : la nouvelle politique du ministre Karimou

(Il met le Fcb-Pme à contribution pour impacter les communes défavorisées) Selon plusieurs évaluations, l’une des causes des échecs scolaires est le faible niveau de formation des enseignants. Pour inverser la tendance et cibler davantage les besoins réels des enseignants en matière de formation, le ministre de l’enseignement maternel et primaire (Memp) Salimane Karimou, a décidé d’adopter une nouvelle politique de formation continue des enseignants.

Grâce au Programme ‘’Fonds Commun Budgétaire – Partenariat Mondial pour l’Education’’ (Fcb-Pme) de M. Jean Euloge Gabriel Adétona, il a initié dix différentes formations pour les 25 communes défavorisées.

La récente évaluation du Programme d’analyse des systèmes éducatifs (PASEC 2014) dont le rapport vient d’être publié, révèle que la quasi-totalité des systèmes éducatifs primaires évalués, dont celui du Bénin, présente des lacunes majeures, annonciatrices de difficultés d’apprentissage pour les élèves à l’avenir. Selon l’étude, le Bénin fait partie des pays dans lesquels plus de 80% des élèves n’atteignent pas le seuil « suffisant » en langue, et où 60% à 70% d’entre eux ont des difficultés en mathématiques en début de cycle. Il en est de même en fin de cycle, où si au moins 1 élève sur 2 atteint le seuil « suffisant » en lecture, plus de 50% par contre n’atteignent pas ce seuil en mathématique. C’est donc la fragilité des acquis du début de cycle qui influe négativement sur les performances des élèves en fin de scolarité.

Ce résultat vient renforcer ‘’Osep’’ et « diagnostique ce que je sais de ce que j’enseigne », réalisés en avril 2015, et qui démontrent qu’un nombre important d’enseignants ne maîtrise ni les démarches disciplinaires, ni les contenus notionnels. Et lorsque l’enseignant lui-même ne maîtrise pas ce qu’il enseigne, il est évident que les apprenants en sont les victimes. Pour faire face à cette situation, le ministre Salimane Karimou a pris des mesures révolutionnaires. Dans sa quête d’offrir aux écoliers une éducation de qualité, il met un point d’honneur à assurer des formations en cours d’emploi aux enseignants en situation de classe, en vue de l’amélioration de leurs capacités d’intervention.

C’est dans ce cadre qu’il a négocié et obtenu auprès des Partenaires Techniques et Financiers, les formations groupées dans les 25 communes défavorisées ciblées par le programme FCB-PME, dont l’Unité d’appui technique et de suivi dirigé par M. Jean Euloge Adétona, travaille inlassablement auprès du ministre pour changer la donne. Ces formations dont l’objectif principal est de renforcer les capacités pédagogiques desdits enseignants dans les différents domaines identifiés, seront organisées par les structures pédagogiques du MEMP que sont l’INFRE, la DIIP, la DEP et la DEM. Elles se dérouleront au cours des mois d’août et de septembre 2017.

Les 10 projets du ministre Karimou

  1. La formation des enseignants des 25 communes PME sur les outils linguistiques (grammaire, conjugaison, orthographe, vocabulaire) et à la didactique des mathématiques
  2. La formation des nouveaux directeurs des écoles expérimentales à l’approche ELAN
  3. La formation des RUP, CORUP et les directeurs d’écoles primaires des 25 communes à l’évaluation des apprentissages
  4. La formation de tous les RUP, CORUP et les directeurs d’écoles primaires des 25 communes PME à la gestion du temps d’apprentissage

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Scandale financier à Bengaz : Comment Me Yves Edgar Monnou a floué ses associés

Me Yves Edgar Monnou est au cœur d’un scandale financier. Depuis août 2016,  il est poursuivi par les administrateurs de Bengaz, une société de droit béninois créée pour le transport du gaz. Il lui est reproché d’avoir détourné pour une cause non encore élucidée, 690 millions FCfa appartenant à cette société dont il est lui-même un associé.

C’est un acte d’une rare gravité. Depuis août 2016, l’avocat béninois Me Yves Edgar Monnou fait l’objet d’une poursuite judiciaire dans le cadre d’une scabreuse affaire d’exfiltration de fonds appartenant à la société Bengaz. Il y a quelques années, les sociétés Coryves, Sci la Mouette, Kark Dork International et la Ceb, ont décidé de s’unir pour créer Bengaz, une société  spécialisée dans le transport gazier. Mais les actionnaires originels ont convenu entre eux de choisir Me Monnou, promoteur de Coryves investment, pour  faire le portage afin de prospecter le terrain pour la recherche d’autres actionnaires. En effet, sur les 300 millions à mobiliser pour constituer le capital social, ils n’avaient pu en trouver que 139. Grâce à leurs relations, ils ont aussi réussi à négocier avec une banque néerlandaise pour obtenir un prêt, afin de mener leurs activités. Cette banque a décidé de les accompagner par un prêt de plusieurs milliards qu’ils devaient rembourser progressivement, une fois que la société commencerait à fonctionner.

Mais depuis août 2016, le sort de Bengaz a basculé dans la gadoue. Et ceci à cause de la seule volonté de Me Yves Edgar Monnou. Le 09 août 2016, dans le cadre de ses activités régulières, le Projet gazoduc de l’Afrique de l’ouest (Wapco) a versé 698.783.599F cfa dans les caisses de Bengaz. Curieusement, l’argent qui devrait servir à rembourser en partie le créancier néerlandais n’est jamais arrivé dans les caisses de Bengaz. Quelques jours avant ce versement, Me Yves Edgar Monnou a fait transférer les fonds dans le compte clandestin d’une

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Bénin: Les premiers fruits des réformes du ministre Karimou Salimane

L’enseignement maternel et primaire renaît progressivement de ses cendres. Depuis le 06 avril 2016 qu’il est à la tête de ce département ministériel, Salimane Karimou y apporte un nouveau souffle à travers des réformes pertinentes. A l’instar du président de la république, le ministre de l’enseignement allie efficacité et discrétion avec des résultats qui forcent déjà l’admiration.

Un succès n’arrive jamais seul. Et les bons résultats sont souvent le fruit d’inlassables efforts, de travail acharné et de réformes bien pensées. C’est le cas du ministre Salimane Karimou qui a réussi à faire passer le taux de succès au Certificat d’études primaires (Cep), de 39,26% à 65,15% en un an, soit un progrès de plus de 25%. C’est un exploit, et le ministre Karimou qui a toujours le triomphe modeste, et ne semble pas trop s’en enorgueillir a dû mettre de l’énergie pour atteindre ce résultat. Bien que le poste ministériel soit d’essence politique, Salimane Karimou y a accédé plus par méritocratie qu’autre chose.

Ancien Secrétaire général de ce ministère pendant des années, cet inspecteur de l’enseignement primaire avait une parfaite connaissance des problèmes du sous secteur de l’enseignement maternel et primaire avant d’être nommé ministre. Ceci lui a permis de faire un diagnostic précis des maux qui minent cet ordre de l’enseignement et d’y trouver les solutions idoines. La première difficulté surmontée est le retard des subventions des écoles.

Directeurs d’écoles, enseignants et même organisations professionnelles, se sont plaint de l’insuffisance de la subvention de l’Etat à couvrir les dépenses courantes et élémentaires de matériels à usage collectif, dans les classes. Il a fait également du renforcement permanent des capacités pédagogiques un point nodal de ses réformes. Cette volonté a été concrétisée par la décision de confier la coordination de la formation continue des enseignants et du personnel d’encadrement à l’Institut national pour la formation et la recherche en éducation (Infre) ; l’opérationnalisation plus accrue des Unités pédagogiques qui jouent désormais un rôle prépondérant dans la formation présentielle et rapprochée des enseignants ; le respect strict du calendrier scolaires par tous, avec l’obligation faite aux directeurs d’école et aux enseignants de poursuivre les activités pédagogiques jusqu’au dernier jour ouvrable des écoles ; l’élaboration et la mise à exécution d’un nouvel atlas scolaire ; l’assainissement des relations avec les partenaires sociaux et les Associations des parents d’élèves ; le relèvement de leurs fonctions de tous les directeurs ayant obtenu 00% de taux de réussite au Cep de 2016 ; le respect de la législation scolaire en matière de mutations et d’affectations des personnels des enseignements maternel et primaire.

Le Fcb-Pme, un partenaire stratégique

Faut-il le souligner, depuis son avènement à la tête du Ministère des Enseignements Maternel et Primaire, Monsieur Salimane Karimou travaille à accompagner la mise en œuvre du Programme Fonds Commun Budgétaire – Partenariat Mondial pour l’Education Fcb-Pme. Prévu pour démarrer en 2013, ce n’est qu’en mars 2014 que le Fcb-Pme  est finalement entré dans sa phase active avec l’installation de son Unité d’appui technique et de suivi (Uats), le vendredi 28 mars 2014 précisément. Ce retard observé dans la mise en place de cette unité de gestion a affecté négativement le processus de mise en œuvre, depuis l’entrée en vigueur du don, le lundi 30 juin 2014, jusqu’au lancement du Programme à Klouékanmey le samedi 09 août 2014.

Depuis cette date,

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Bénin : Le sort de Léhady Soglo définitivement scellé ?

Très peu d’analystes politiques ont prévu ce scénario et la rapide procédure qui ont conduit à l’éviction définitive du maire Léhady Soglo de la mairie de Cotonou. Après sa suspension vendredi par le ministre Barnabé Dassigli, le gouvernement a pris le décret le révoquant définitivement d’après certaines sources proches du gouvernement. Une procédure qui, bien que prévue par la loi, amène à penser à la mise en œuvre d’un agenda politique précis.

Appliquer les textes de la république à la lettre et dans leurs plénitude, sans aucune réserve ni retenue, c’est ce qu’a fait le gouvernement dans le dossier de mauvaise gestion à la mairie de Cotonou. Encore maire ce vendredi matin jusqu’au début de l’après midi, Léhady Soglo a été déchargé sans aucune autre forme de procédure. C’est l’une des décisions prises par le Conseil des ministres d’hier. Léhady Soglo est révoqué de son poste de maire de Cotonou pour fautes lourdes. Un acte légal au regard de la loi N 97-029 du 15 janvier 1999, portant organisation des communes en république du Bénin.

En effet, son article 54 dispose « le maire ou l’adjoint qui commet une faute lourde peut être révoqué de ses fonctions. La faute lourde est constatée par l’autorité de tutelle qui, après avis du conseil départemental de concertation et de coordination créé par l’article 16 de la loi 97-028 portant organisation de l’administration territoriale en République du Bénin, en dresse rapport au ministre chargé de l’administration territoriale.

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Webb Fontaine Group, associé de Bénin Control chassé de Centrafrique pour prélèvements illégaux

Retour sur le sous-traitant de Benin Control. Dans notre parution du lundi 31 juillet 2017, nous dénoncions les faramineuses sommes perçues par Webb Fontaine group dans le cadre du contrat Pvi. Mais il y a mieux. La société basée à Dubaï vient d’être chassée de Centrafrique pour avoir effectué des prélèvements illégaux.

On ne peut longtemps se cacher derrière son petit doigt. Webb Fontaine Group FZ-LLC l’apprendra à ses dépends. L’associé de Bénin Control, sous-traitant dans le cadre de la mise en œuvre du PVI au Bénin, va payer cher ses pratiques frauduleuses en Centrafrique. Pour la petite histoire, Webb Fontaine Group FZ-LLC a signé le 2 février 2017 avec la Centrafique un contrat relatif à la mise en place d’un système dématérialisé des procédures douanières et d’un système de Guichet Unique de Commerce Extérieur.

Mais selon nos investigations, Webb Fontaine Group FZ-LLC a vu son contrat de concession « suspendu avec effets immédiats » avec la République centrafricaine. Cette décision a été prise par le gouvernement centrafricain en en mai 2017, soit 3 mois à peine après avoir signé.

Selon nos recoupements, la décision de ladite « suspension avec effets immédiats » a été prise par les autorités centrafricaines à la demande du Fonds Monétaire International (FMI). En effet, Webb Fontaine Group FZ-LLC et ses agents sont accusés en Centrafrique pour avoir « illégalement prélevé sur les opérateurs économiques des taxes, des frais

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Retrait de l'agrément d’usine d'égrenage de Coton à AAIB : Les populations condamnent le régime Talon

Dans une déclaration vendredi dernier à la maison des artisans de Djougou, les populations de la Donga et notamment celles de Djougou, ont exprimé leur mécontentement face aux actes du gouvernement du président Talon.

Pour elles, après les avoir privé du Centre universitaire d’agronomie, le gouvernement a récemment annulé l’autorisation d’agrément pour l’installation de l’usine d’égrenage de coton dans leur cité. Elles exigent une réparation imminente.

Les populations du département de la Donga, en particulier celle de la commune de Djougou, ne sont pas contentes du régime Talon.

« Quel tort avons-nous causé à la rupture pour qu’en moins d’un an et demi de gouvernance nous perdions deux grandes opportunités notamment le centre universitaire et l’usine dont il est question actuellement ? Quel crime la commune de Djougou a commis pour mériter le retrait de cette immense infrastructure industrielle qui réglerait une partie du problème de chômage des jeunes ?» se demandent-elles, dans une déclaration officielle qu’elles ont faite le vendredi 28 juillet 2017 à la maison des artisans de Djougou.

A l’occasion, elles ont exprimé de vive voix leur mécontentement suite notamment à l’annulation de l’autorisation de l’installation industrielle N°0510/Mica/Dc/ Sgm/Dgdi/Dfsi/ Sa, en date du 13 Avril 2017, précédée d’un récépissé de conformité N°398/Mica/Dgdi /Dpi/A-Zfi/Sca du 19 Décembre 2016, signés respectivement par le Ministre de l’Industrie du Commerce et de l’Artisanat Lazare Maurice Sèhoueto, et du Directeur Général du Développement Industriel M. Elie Santos. Cette autorisation donnait quitus à la société Africa Agro Industrie Bénin (AAIB) pour implantation dans l’arrondissement de Sérou à Djougou d’une usine d’égrenage de coton.

Ces populations mentionnent qu’elles étaient encore dans le deuil du retrait du Centre universitaire d’agronomie, quand la nouvelle du retrait de l’agrément leur est parvenue alors que les travaux étaient déjà à 38% d e taux d’exécution. Cette nouvelle est venue mettre un terme à la joie de toute une population qui voyait en la réalisation de cette usine la résolution d’une grande partie de ses problèmes. «Une usine d’une telle envergure pourra générer au moins 500 emplois pour la jeunesse qui n’attendait que cette opportunité pour cesser de mourir dans le désert et dans la méditerranée, à la recherche d’un mieux-être au Maghreb et en Europe. », ont-elles précisé dans leur déclaration.

La raison qui sous-tend une telle décision n’est pas valable selon ces populations. Elles rappellent que

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Bénin / PVI-NG: Les rémunérations exorbitantes de Bénin Control et de Webb Fontaine Group

(Ce que Bénin Control gagne: à lire [extrait du contrat pour les abonnés uniquement]) Le Programme de Vérification des Importations de Nouvelle Génération (PVI-NG) apparaît de plus en plus comme un projet pour spolier l’Etat. Bénin Control Sa et Webb Fontaine Group FZ-LLC– son partenaire opérationnel- se sont taillé la part du lion des rémunérations en laissant la portion congrue à l’Etat.

Une opacité totale entoure le contrat qui lie l’Etat béninois à Bénin Control. Cette opacité entretenue consciemment autour de la relance de ce programme facilite la «bouffe» sur le dos des contribuables. Bénin Control Sa de Patrice Talon-Olivier Boko et Webb Fontaine Group FZ-LLC de Samy Zayani (voir contrat de prestations de services du 8 février 2017, page 12) ont utilisé toutes les astuces possibles pour toucher gros. Sur la base du contrat de marché du 9 février 2011, on peut facilement faire l’inventaire des avantages accordés aux uns et aux autres. Cela permet de savoir à qui profite réellement le PVI-NG. Les deux sociétés, la première basée à Cotonou avec des numéros téléphoniques ivoiriens et l’autre à Dubaï, ont obtenu du Gouvernement béninois, des exonérations fiscales et douanières. Même leurs sociétés sous-traitantes ont été exonérées. C’est dire qu’elles ne versent concrètement rien à l’Etat en termes de taxes, impôts et droits de douane, et ceci pendant toute la durée du contrat Bénin Control-Etat et Bénin Control-Webb Fontaine.

Ce que gagne Webb Fontaine Group FZ-LLC au détriment de l’Etat

Le 5 août 2016,  Bénin Control signe un contrat avec Webb Fontaine Group FZ-LLC : « La rémunération pour les services fournis, payable par BC, est fixé à 0.38% hors taxes de la valeur FOB totale des importations des biens entrant dans le territoire du Bénin » hors l’exception prévue au paragraphe 2.1 ci-dessus, avec un montant minimum perçu par transaction de 85.000 fcfa (quatre-vingt-cinq mille fcfa) hors taxes (la « rémunération »). Ces rémunérations sont fermes et non révisables au cours de la durée du contrat. » Cette valeur FOB est à déterminer pour les transactions 2015 et 2016, afin d’avoir une idée sur ce que Webb Fontaine gagne en 2017 sur le dos du contribuable.

Le 8 février 2017, Bénin Control Sa revoit les termes «contrat de prestations de services» avec Webb Fontaine Group FZ-LLC. L’article 5.1 de ce nouveau contrat entre Bénin control et Webb Fontaine group Fz-Llc stipule La rémunération, payable à WFG par BC, sera de 30.000 fcfa hors taxes (équivalent à 45.75 EUR) par transaction (ci-après la « Rémunération »).

Faut-il le rappeler, Webb Fontaine Group FZ-LLC a remplacé la Société Générale de Surveillance (SGS). Le marché avait d’ailleurs été attribué au Groupement SGS-Bénin Control en exécution des décisions du conseil des ministres en sa séance du mercredi 5 janvier 2011. Une autre incohérence, Bénin Control Sa n’est en vérité qu’un simple intermédiaire. Puisque presque toutes les prestations essentielles du PVI sont confiées à Webb Fontaine alors que le contrat de marché a été signé avec Bénin Control Sa :

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Bénin : Une sibylline procédure disciplinaire enclenchée contre Léhady Soglo à la préfecture

Léhady Soglo le maire de la ville de Cotonou sera auditionné ce jour à la préfecture de Cotonou, sur la situation de la ville qu’il dirige.

Dans un courrier adressé mercredi 26 juillet dernier, le préfet Modeste Toboula invite le maire Léhady Soglo à prendre part à une session extraordinaire du Conseil départemental de concertation et de coordination (Cdcc), pour y être auditionné. Tout ceci a l’air d’une procédure disciplinaire qui pourrait aboutir soit à la suspension ou la révocation du maire Soglo.

Drôle d’inquisition. Alors qu’on croyait que le préfet du Littoral avait décidé d’observer plus de retenue dans sa volonté de persécuter le maire de Cotonou Léhady Soglo, il sort brutalement un dernier tour. Par un courrier lapidaire dont il a le secret, Modeste Toboula convoque le maire de Cotonou à une audition devant le Cdcc, dont ce dernier est aussi membre. Le sujet de l’audition est vague.

On parle de la « situation de la mairie de Cotonou » sans trop de détails. On peut comprendre que le Cdcc entend écouter la mairie de Cotonou sur son incapacité dans la gestion des activités de voirie dans la ville. Seulement, l’audition du maire d’une ville fait partie d’une procédure disciplinaire qui selon les spécialistes peut aboutir soit à la suspension, soit à la destitution du maire.

Selon l’article 54 de la loi N° 97-029 du 15 janvier 1991, « le maire ou l’adjoint qui commet une faute lourde peut être révoqué de ses fonctions.

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Bénin : Le gouvernement sacrifie le Cncb au profit d’une structure privée

C’est un coup dur pour le Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb). Dans une note circulaire en date du 21 juillet 2017, la Directrice générale du Port autonome de Cotonou, Mme Amélie Huguette Amoussou Kpéto, informe tous les acteurs de la plate forme portuaire du démarrage du Bordereau électronique de suivi des cargaisons (Besc), en lieu et place du Bordereau de suivi de cargaison (Bsc) géré jusque là par le Cncb.

Voici une décision qui fera jaser les agents de la plate forme portuaire. Alors qu’ils croyaient avoir réussi le plus dur en faisant reculer le gouvernement sur la fameuse réforme de « gestion déléguée » au Port, ce dernier saute sur une autre structure qu’il réussit à dépouiller de son activité principale, la gestion du Bsc, à la surprise générale.

Prétexte savamment servi : le suivi sera désormais électronique avec l’instauration du Besc. L’activité ainsi arrachée au Cncb est confiée au Bureau international maritime, une structure privée. Les coûts des prestations sont fixés dans la note circulaire -N° 1721 / 17/ Pac/ Dg / Dga/ Sg/ Dsi/ Dep / Dcm/ Dcf/ Sprmp, de même que les frais de pénalité de non couverture du Besc par une cargaison. La procédure a été conduite dans la discrétion pour ne pas alerter les travailleurs pris cette fois-ci de court par cette décision.

On ne sait pas non plus encore grand chose de la procédure qui a conduit au choix du Bim, une structure privée mandatée par

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Procès de la renaissance du Bénin: Le dossier renvoyé au lundi pour étude du fond

Les différentes parties impliquées dans la crise à la Renaissance du Bénin étaient encore devant le juge hier 26 juillet 2017 comme annoncé.cf LNT no 3557 du mardi 25 juillet 2017 Mais une fois encore, le dossier a été renvoyé au lundi 31 juillet 2017, cette fois-ci pour étude du fond.

Les protagonistes de la crise à la renaissance du Bénin devront encore attendre la semaine prochaine pour connaître le sort qui leur sera réservé après la sentence du juge. Appelés hier devant le juge pour la suite des débats, le dossier a une fois encore été renvoyé. Le 19 juillet dernier, l’audience avait été reportée pour défaut d’autorisation écrite du bâtonnier pour comparution de Abraham Zinzindohoué qui fait partie des personnes assignées par la partie civile.

A l’ouverture de l’audience d’hier, le président de séance Eudoxie Acakpo a précisé que le président de l’ordre national des avocats a donné son autorisation pour que comparaisse l’ancien président de la Cour Suprême.  Mais cela n’a pas empêché la défense de soulever d’autres exceptions. Les avocats de la Rb aile Zinzindohoué notamment Me Filbert Béhanzin, tout en faisant recours au code de procédure pénale, ont estimé que pour que  le ministre de l’intérieur nommément cité et qui fait partie également des personnes assignées, comparaisse, il faut une autorisation spéciale du président de la République. La réplique a été automatique du côté des demandeurs. Pour Me Robert Dossou, ses confrères font une confusion, parce que dans cette affaire, il s’agit d’une procédure civile et non pénale.

La défense revient à la charge pour plaider afin que le juge se dessaisisse du dossier. Comme argument, les avocats Brice Houssou, Prosper Hounnou et Filbert Béhanzin ont soulevé deux assignations qui ont été déjà soumises au tribunal de première instance de Cotonou et qui ont un lien de connectivité étroit avec le sujet de l’audience du jour. Puisque les autres procédures sur ces demandes ne sont pas éteintes et sont toujours en instance, si le juge enclenche une troisième procédure sur la même affaire, il y aura contrariété de décisions. Ce qui pourrait même mettre le tribunal de Cotonou en difficulté.

Me Alfred Bocovo, l’un des avocats de Léhady Soglo est revenu préciser que les deux faits que soulèvent ses confrères sont totalement différents et étrangers au procès du jour.

Toujours au sujet  des exceptions, Me Brice Houssou faisant recours à l’article de la loi n°2001-01 portant charte des partis politiques au Bénin, trouve

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Bénin - Crise au Psd: Vers une si longue et inutile crise

Jamais de mémoire de Béninois, le Parti social démocratique (Psd) n’a connu une si longue crise. Souvent, elle ne dure guère que le temps de la contestation d’un militant. Cette fois-ci, on est face à un combat de gladiateurs. Et même si la justice s’en occupe, on a bien l’impression qu’on est dans une guerre fratricide, entre deux hommes que tout devrait unir… Sauf les intérêts égoïstes du moment.

L’onde de choc des tergiversations politiques lors de la présidentielle de 2016 semble être à l’origine de la crise qui secoue le Psd actuellement. Bien que le parti ait été victime de l’effet de contagion de la crise à la Rb, il faut noter que la crise actuelle tire ses racines des options faites par le parti, lors de la dernière élection présidentielle. A la manœuvre, Bruno Amoussou, président de l’Union fait la nation (Un) -la galaxie politique dont fait partie le Psd aile Golou vient de l’y soustraire-.

C’est lui qui a conçu et mis en œuvre toute la stratégie brumeuse qui n’a pas permis à la coalition de choisir un candidat à l’interne parmi les deux prétendants et qui a, en plus, empêché la même coalition de soutenir un candidat au premier tour. Pourtant lancée, la procédure de désignation du candidat unique de l’Un comme en 2011 a été un fiasco. Pourtant, deux valeureux militants de l’alliance que sont Eric Houndété et Emmanuel Golou avaient déposé leur candidature et attendaient que le processus soit conduit jusqu’à son terme. Erreur ! A un moment donné, la procédure s’est engluée dans les considérations politiques.

Il fallait chercher mieux à l’extérieur de l’union ou trouver un candidat qui fera le point, et qui dispose d’une assise financière confortable. Et petit à petit, on a vu le président de l’Un, Bruno Amoussou, conduire la procédure à l’abattoir sans trop de bruit. Eric Houndeté, bien que l’alliance Force Clé l’ait investi candidat, ne sera jamais désigné. Idem pour son challenger Emmanuel Golou, président du Psd et de l’International socialiste, section Afrique. L’union a été aussi incapable de désigner l’un des candidats influents à l’externe.

Pour clore le débat, Amoussou fait une apparition à la télévision, quelques jours après celle de son « frère ennemi » Adrien Houngbédji, où il demande aux militants de l’Un de faire le choix d’un des nombreux candidats de la rupture au premier tour. En clair, ils devraient choisir entre Patrice Talon, Sébastien Ajavon, Pascal Irénée Koupaki, Abdoulaye Bio Tchané… Déçu par les options de celui qu’il considère comme son mentor, Golou se recroqueville sur son Psd dont il est devenu le président depuis plusieurs mois après le retrait de Bruno Amoussou. Il fait le choix de Sébastien Ajavon comme candidat du parti.

C’est alors que quelques fédérations et leaders politiques décident d’aller contre le choix de Golou.  Plusieurs maires leur ont emboité le pas. Depuis, les relations entre Bruno Amoussou et Emmanuel Golou se sont bien refroidies. Le premier reproche au second de mal diriger le parti ; le second de l’avoir écarté de la course à la présidentielle.

Une longue guerre fratricide

C’est cette volonté de vengeance au niveau des deux hommes qui entretient réellement cette crise. Bien que Bruno Amoussou et Emmanuel Golou soient parents par alliance, il n’en demeure pas moins qu’ils s’en veulent l’un à l’autre. C’est ce qui explique la

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Congrès extraordinaire du Psd: Golou reconduit à la présidence du parti

Le Parti social-démocrate (Psd), a tenu son congrès extraordinaire le samedi 22 juillet 2017 à Cotonou. Les militants venus de toutes les régions du Bénin ont pris part aux travaux qui ont duré toute la journée. A l’issue des assises, d’importantes résolutions ont été prises, notamment le retrait du parti de l’Union fait nation, pour beaucoup de raisons, et la reconduction d’Emmanuel Golou comme seul et unique président des sociaux-démocrates  au Bénin.

Le congrès extraordinaire tant attendu du parti social-démocrate s’est tenu ce samedi 22 juillet 2017 à Cotonou. Venus de tous les départements du Bénin, les militants, amis et sympathisants du Psd ont assisté aux travaux qui ont duré toute la journée. Dans une ambiance festive, les socialistes visiblement engagés et déterminés à redorer le blason du  parti après les échéances électorales de 2015 et de 2016, ont participé et contribué à la réussite de ce congrès extraordinaire. Cette grande rencontre intervient juste au lendemain du verdict rendu par la justice, et qui a rétracté son ordonnance d’interdiction dudit congrès. Le président du comité d’organisation dans son message a remercié tous ceux qui ont œuvré pour que le congrès se tienne.

A l’ouverture des travaux, le président sortant qui sera réélu quelques heures plus tard, s’est réjoui de l’effectivité des assises qui vont leur permettre non seulement de renouveler les différentes structures du parti, mais aussi de mettre sur pied le nouveau bureau exécutif national. Emmanuel Golou, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a tenu à rappeler que la crise que vit sa formation politique  est la première de son histoire. A la recherche des causes profondes de celle-ci, le président note qu’il n’y a ni bataille idéologique, ni tiraillements sur son orientation politique.

« De toute évidence, il n’y a pas de grandes réformes sans conséquences, et c’est ce que nous vivons en ce moment à travers cette crise », a-t-il fait savoir.

Aussi, a-t-il souligné que cette rencontre extraordinaire est un luxe, mais un luxe indispensable. Le remettre à plus tard serait préjudiciable et mettrait à mal la cohésion au sein du parti. Le président du comité Afrique de l’international socialiste, avoue que leur expérience récente avec l’union fait la nation, n’a pas du tout été heureuse. Il faut donc rechercher les meilleures issues pour la suite du combat. Emmanuel Golou a invité ses militants à s’engager pour assurer la cohésion au sein de leur parti, pour son rayonnement.

Le Psd quitte officiellement l’Union fait la Nation

Le départ du parti social-démocrate de l’Union fait la nation, a été l’une des grandes résolutions issues du congrès du samedi dernier. En effet, ce départ de ce regroupement politique est dû selon les congressistes à plusieurs raisons, notamment le

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Bénin - Crise au PSD: Le coup de pouce de Sacca Lafia aux frondeurs

(Courrier du ministre Sacca Lafia réservé aux abonnés) Deux acteurs se sont illustrés hier dans la crise qui secoue depuis quelques semaines, le Parti social démocrate (Psd). Le premier est le juge Jacques Hounsou.

Célèbre depuis l’affaire Ajavon, il a rendu hier une décision assez bien subtile. Si elle semble couper la poire en deux -comme le Roi Salomon- en renvoyant dos à dos le camp Golou et celui de Amoussou-Ebo en ce qui concerne la paternité du parti, il faut reconnaître que sa décision est à lire au second degré pour y déceler une reconnaissance de droit accordée à Emmanuel Golou.

Car, l’autoriser à organiser un congrès c’est lui accorder une prérogative qui incombe au président du parti, et par conséquent admettre implicitement qu’il est le président du parti.

Le second c’est le ministre de l’intérieur Sacca Lafia. En réponse à des courriers d’ Emmanuel Golou, il affirme

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Procès de la Renaissance du Bénin : à peine ouverte, l’audience reportée au 26 juillet

(L’autorisation écrite du bâtonnier pour comparution de Zinzindohoué exigée) L’audience sur la crise qui secoue le parti la Renaissance du Bénin (Rb) prévue pour hier 19 juillet 2017 et qui devrait juger du fond de l’affaire, a été renvoyée au mercredi 26 juillet 2017.

Raison évoquée par le collège des juges commis pour la circonstance : l’autorisation écrite du président de l’ordre des avocats pour comparution de leur collègue Abraham Zinzindohoué, ancien médiateur et président élu par le camp des réformistes de la RB.

Parce qu’il a estimé qu’il y a violation des articles 26 et 51 des statuts de la Renaissance du Bénin (Rb), Me Alfred Bocovo, avocat de l’aile du maire de la ville de Cotonou, a demandé et obtenu du juge Jacques Hounsou du tribunal de Cotonou, une ordonnance. Cette dernière a permis d’assigner collectivement les 38 frondeurs du parti qui ont organisé la réunion du bureau politique national du 17 mai 2017, et le congrès extraordinaire du 26 juin 2017, afin qu’ils comparaissent.

C’est ainsi qu’une audience a été convoquée pour hier 19 juillet 2017, afin de juger du fonds du dossier. Les deux parties en conflit (l’aile Zinzindohoué et l’aile Soglo) étaient toutes représentées à cette audience par leurs avocats. Malheureusement, elle n’a pas été à son terme, parce que très tôt les avocats de la défense ont demandé à la formation collégiale présidée par la magistrate Eudoxie Acakpo assistée des juges Aubert Kodjoh et Abdoubaki Adam-Bonglé, de renvoyer l’audience pour leur permettre de bien se préparer parce qu’ils n’ont pas eu le temps nécessaire pour le faire. Cet argument a été battu en brèche par la partie civile avec à sa tête Me Alfred Bocovo. La cour a apparemment suivi la même logique que cette dernière et a demandé que l’audience se poursuive.

Mais rapidement, les avocats des frondeurs ont soulevé une exception. Ils estiment que le titre d’avocat de l’un de leurs clients en la personne de Me Abraham Zinzindohoué, devenu président de la Rb après le congrès du 26 juin 2017, requiert l’autorisation écrite du président de l’ordre des avocats du Bénin. Les avocats de la partie civile déclarent avoir reçu le quitus du bâtonnier. Pour leur part, Abraham Zinzindohoué n’a plus le titre d’avocat, parce qu’il n’est plus inscrit au tableau. Ils ont d’ailleurs brandi le tableau de 2014-2015 sur lequel ne figure effectivement pas le nom de l’ancien président de la Cour suprême.

Une suspension de 15 minutes

L’insistance de la défense a obligé la partie civile à exiger de leurs confrères, la preuve que leur client est toujours avocat inscrit au tableau, cette fois-ci avec l’appui de Me Robert Dossou et Me Nadine Dossou, tous conseils du camp Léhady Soglo. Me Filbert T. Béhanzin, Brice Houssou et Prosper Ahounou de la partie des frondeurs, ont alors demandé à la cour de leur accorder un peu de temps pour prouver le titre d’avocat de Abraham Zinzindohoué. Dans ce méli-mélo, la présidente de la cour Eudoxie Acakpo a suspendu l’audience pour 15 minutes. A son retour, le collège de juges a renvoyé l’audience au mercredi 26 juillet 2017 à 15h, le temps pour les avocats dela partie civile d’apporter l’autorisation écrite du bâtonnier. L’annonce de ce report en a surpris plus d’un, notamment les militants et militantes de la Renaissance du Bénin acquis à la cause du maire de Cotonou, Léhady Soglo, et qui ont effectué massivement le déplacement. Parmi ceux-ci on pouvait compter un nombre important de conducteurs de taxi-motos. Très confiants de ce que la justice tranchera tôt ou tard et que la vérité triomphera, ils ont entonné des slogans propres aux Houézèhouè une fois au dehors. Comme pour dire que le combat se poursuit et qu’ils ne vont pas démordre.

Très confiant, Léhady Soglo est venu assister au procès

Depuis que cette crise a commencé à la Renaissance du Bénin, le président destitué Léhady Soglo s’est toujours montré confiant et déterminé à mener le combat jusqu’au bout. Il a d’ailleurs assisté à l’audience d’hier au tribunal de première instance de première classe de Cotonou, même s’il est venu vers la fin. Mais ce qui a retenu l’attention des uns et des autres, c’est qu’une fois dans la salle d’audience, Lehady Soglo a

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Affaire 54 kg de cocaïne au Bénin : Comment les deux indiens ont été libérés

Après un long week-end de privation de liberté, les deux indiens Manoj Issac et Neeraj Kabdal ont retrouvé hier leur liberté. Selon des sources proches du dossier, c’est vers 2h du matin qu’ils ont été libérés.

Ils ont eu leur salut grâce au trio de juges composé de Freddy Yèhouénou, Bayo Dassoundo et Hervé Alavo. C’est ce collège de juges qui a écouté les deux prévenus et a enfin retenu que le blanchiment de capitaux comme chef d’accusation ne saurait faire objet d’une poursuite particulière, puisqu’étant consubstantiel au trafic de drogue pour lequel la Cour d’appel a relaxé les deux prévenus.

Il a simplement ordonné la relaxe des deux individus et la rétrocession de leurs biens numéraires saisis depuis vendredi passé, où ils ont été cueillis après la décision de la Cour d’appel qui les libérait. Cette décision, faut-il le préciser, a été rendue contre la volonté du parquet qui a requis

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Affaire 54kg de cocaïne : L’acharnement politique sous le couvert d’une volonté de justice

Il se joue depuis hier au tribunal de Cotonou un épisode lugubre de la justice béninoise. Libérés par une décision de la Cour d’appel dans une affaire de drogue, deux indo-pakistanais font l’objet d’une persécution depuis le vendredi 14 juillet dernier.

Raison : une nouvelle affaire de blanchiment de devises qui les accable et qui a tout l’air d’un prétexte pour s’opposer à la décision de la Cour d’appel.

Libérés le vendredi soir en fin de semaine, Manoj Issac et Neeraj Kabdal qui croyaient jouir enfin de leurs libertés ne seront jamais libres. Sans aucune raison, ils seront gardés pendant des heures encore avant d’être conduits à l’office central de répression du trafic illicite des drogues (Ocertid), où on brandit contre eux une nouvelle accusation : blanchiment de devises. Depuis, ils ont entamé un nouveau calvaire. Toute la journée d’hier, ils ont été gardés au bureau du procureur de la république qui prétend les auditionner… jusqu’à zéro heure. Le récit de ces mésaventures dignes d’un procès martial montre bien les excès qui entourent cette nouvelle procédure.

Autant on s’interroge sur la brutalité et la spontanéité de la procédure, autant on a du mal à comprendre comment l’Ocertid puisse devenir subitement compétent pour traiter des affaires de blanchiment d’argent. Les incongruités du nouveau dossier montrent bien qu’il s’agit plus d’un déni de justice habillement couvert en volonté de lutter contre des narco trafiquants, qui certes foisonnent ici, chez nous, et contre lesquels les Etats-Unis ont averti le Bénin.

Tout se passe comme si l’on veut

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Affaire 54 kg de cocaïne au Bénin: Les deux indiens repris par l’Ocertid et gardés à vue

La cour d’appel de Cotonou a rendu une décision le vendredi 14 juillet 2017 dans laquelle elle a blanchi les indo-pakistanais Manoj Issac et Neeraj Kabdal. Ces deux grands exportateurs de noix d’anacarde au Bénin avaient été arrêtés et enfermés depuis 6 mois parce que 54kg  de cocaïne auraient été  découverts dans leurs marchandises. Mais aux dernières nouvelles, les deux prévenus ont été repris et gardés à vue à l’office central de répression du trafic illicite des drogues et des précurseurs (Ocertid). Manoj Issac et Neeraj Kabdal ne sont pas encore au bout de leurs peines. Et pour cause, emprisonnés il y a environ 6 mois parce que54kg de cocaïne auraient été découverts dans leurs marchandises au port autonome de Cotonou, pratiquement dans la même période que l’affaire des 18 kg de cocaïne retrouvés dans un des containers de la société Cajaf Common de Sébastien Ajavon.

Le dossier a été porté devant la justice et le vendredi 14 juillet dernier, ces Indo-pakistanais ont été purement et simplement relaxés grâce une décision rendue par la cour d’appel de Cotonou. Celle-ci vient casser la décision rendue par le  juge Azo du 2e cabinet d’instruction du tribunal de première instance de Cotonou dans ce dossier. Il est demandé à l’Etat béninois de rétrocéder aux deux accusés leurs marchandises sans délai et sans condition.

Un soulagement et une  joie qui n’ont été que  de courte durée. Parce que les éléments de l’office central de répression du trafic illicite des drogues et des précurseurs (Ocertid), une unité spécialisée de la police nationale,  n’ont pas attendu que la décision de mise en liberté soit notifiée au régisseur de la prison civile de Cotonou, avant de s’autosaisir du dossier.

De sources judiciaires, Manoj Issac et Neeraj Kabdal ont été repris et conduits dans les locaux de l’Ocertid à Akpakpa où ils ont été soumis aux mêmes  interrogatoires, mais cette fois-ci pour

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Palmes académiques: Le Cames désigne Alain Capo Chichi, le gouvernement le bloque

Alain Capo Chichi devra attendre encore avant d’être reçu dans l’Ordre international des palmes académiques du Cames (Oipa). Informé à l’instar de dix autres collègues universitaires de sa réception dans l’Oipa, Alain Capo Chichi sera subrepticement bloqué par le ministre de l’enseignement supérieur, pour une raison bien insolite.

Alain Capo Chichi paie-t-il déjà le prix de son obstination à ne pas laisser passer une réforme du gouvernement ? Désigné par le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames) pour être reçu dans l’Ordre international des palmes académiques (Oipa) du Cames, Alain Capo Chichi ne sera pas décoré le 19 juillet prochain. Il a vu sa distinction empêchée par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. En effet, dans  le courrier N° 104/Mesrs/Dc/Csa du 12 juillet 2017, le Directeur de cabinet dudit ministère Bienvenu Koudjo, agissant au nom et pour le ministre Marie Odile Attanasso, informe le patron du groupe Cerco qu’il ne pourra plus recevoir cette distinction.

Raison avancée, tenez vous tranquille, cette réception en rajoute à la confusion actuelle observée. Allusion faite à la crise qui secoue l’enseignement supérieur au sujet de la décision du gouvernement d’organiser des concours nationaux de licence et de master, pour les étudiants du privé.

« Cependant, pour ne pas ajouter à la confusion actuellement observée, l’absence de dialogue nous oblige à donner du temps à l’organisation de la remise de votre décoration au Bénin », précise la lettre.

Celle-ci vient contredire une première

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Bénin - Réaménagement technique du gouvernement: Le régime de la rupture entretient l’incertitude

Annoncé par le ministre d’Etat, Secrétaire général de la présidence de la république, Pascal Irénée Koupaki au mois d’avril 2017, voici que plus de 3 mois après, le pouvoir en place semble avoir rangé ce dossier de réaménagement du gouvernement aux tiroirs.

Après la démission du ministre délégué à la Présidence chargé de la défense, Candide Azannaï le 27 mars 2017, le Secrétaire général de la présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki, avait au cours de son point de presse d’après Conseil des ministres du 10 avril 2017, confié à la presse ceci : «le gouvernement a pris acte de la démission du ministre de la défense. Le Chef de l’Etat fera un réaménagement technique du gouvernement et engagera des dans les prochains jours des consultations avec l’Assemblée nationale».

Trois mois plus tard, cette déclaration du ministre d’Etat, Secrétaire général à la Présidence de la république, plus un seul mot n’a été entendu à ce propos. Ni de la part du ministre, encore moins du Chef de l’Etat qui avait pourtant fait plusieurs sorties médiatiques, tant sur les médias nationaux qu’internationaux. Le Chef de l’Etat au cours ses sorties médiatiques s’est prononcé brièvement sur la démission de son ministre de la défense, sans jamais dire mot sur un éventuel réaménagement ministériel.

Et depuis des mois c’est le silence. Mais cette question de la formation du nouveau gouvernement à la suite de la démission du ministre préoccupe plus d’un. A en croire l’honorable Zéphirin Kindjanhoundé qui s’exprimait à ce propos au cours d’une conférence de presse qu’il avait organisée à son domicile à Ménontin, au mois de mai 2017 en ces termes :

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Logements sociaux au Bénin : Plus de 33 milliards de Fcfa partis en fumée

Dans le cadre du projet « Pour des médias plus professionnels au Bénin » de la Maison des médias (Mdm) financé par Open society initiative for west Africa (Osiwa), des journalistes ont été commis pour mener des enquêtes journalistiques sur divers sujets.

Celui qui retient notre attention et dont la présentation a été faite hier mercredi 12 juillet 2017, est relatif au thème : « Programme de logements sociaux au Bénin : Un véritable serpent de mer ». Il est ressorti de cette présentation que plus de 33 milliards de Fcfa du contribuable béninois ont été gaspillés dans ces logements sociaux, et que lesdits logements sont convertis en éléphants blancs. C’était à la faveur d’une conférence de presse, à la Mdm à Cotonou.

893 logements sociaux construits au lieu de 10 000. Ce fossé témoigne combien de fois la mal gouvernance est entretenue au Bénin. Lancée en 2009 par le régime défunt, la construction de 10 000 logements sociaux s’est avérée un éléphant blanc et un gouffre financier légués au gouvernement du président Talon. Ces chiffres ont été rendus publics hier mercredi 12 juillet 2017, à la faveur d’une conférence de presse tenue à la Maison des médias à Cotonou.

Dans sa présentation, Affisou Anonrin a fait remarquer que c’est un montage financier qui endette l’Etat pour près de 19 milliards de nos francs auprès des banques. Des 19 milliards, 09 sont des frais financiers et ont été souscrits par le gouvernement du régime défunt, au profit de ce projet. « Sur instruction du chef de l’Etat d’alors, les travaux avaient démarré sans un contrat formel » déplore le chargé des affaires juridiques de l’Agence de gestion des travaux d’intérêt public du Bénin (Agetip-Bénin), a rapporté le rédacteur en chef du quotidien béninois ‘’La presse du Jour’’.

Selon ses explications, le président d’alors a dépêché une mission d’audit à l’Agence foncière de l’habitat, aux fins de situer les responsabilités. Mais jusqu’à nos jours s’offusque-t-il, aucune suite sur cette affaire. Sur les 893 logements sociaux achevés soutient-t-il, seulement ¼ sont occupés. Plusieurs raisons expliquent la réticence des potentiels acquéreurs à l’en croire. Entre autres : les coûts élevés des logements, la qualité douteuse des matériaux de constructions, et des raisons socioéconomiques. « De 1960 à nos jours, aucun des projets immobiliers qui ont été initiés n’a connu le succès escompté » s’est-t-il désolé. Selon ses investigations, la corruption, la cupidité de certains promoteurs immobiliers et l’inertie de l’Etat, sont autant de raisons à la base des échecs enregistrés.

Défis à relever

Au vu de ce qui précède, des défis restent à relever. Primo, les députés doivent continuellement interpeller le gouvernement sur la question et mettre en place une commission d’enquête pour situer les responsabilités.

Deusio, prendre des dispositions pour réhabiliter les logements achevés et abandonnés aux intempéries, achever les logements en chantier et initier une

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Supposées malversations dans la Filière coton : instrument de chantage ou véritable lutte contre la corruption

Quelques jours après la publication par le Conseil des ministres d’un extrait du rapport du cabinet Mazars sur trois campagnes cotonnières, rien n’a bougé au niveau de ce dossier.

En dehors du tapage médiatique entretenu exprès, on a pas l’impression que le gouvernement est préoccupé par une poursuite réelle des mis en cause, jusqu’à les amener à rendre gorge.

Pour avoir proclamé dans son discours d’investiture « faire de la lutte contre la corruption un combat de tous les temps », Patrice Talon apparaissait aux yeux de maints béninois comme le « justicier » de la corruption. On attendait de lui le dépoussiérage des vieux dossiers de prévarication et la poursuite implacable des mis en cause. Icc-services, Machines agricoles, Maria Gléta, Cen Sad, Ppea 2… revenaient sur les lèvres comme un chorus. On était donc à mille lieues de penser que les choses allaient se passer autrement.

Hélas, c’est pourtant ce qu’on observe aujourd’hui avec l’inhumation des affaires Icc-services et Ppea2. Lorsque l’affaire des scandales de la filière coton, les chantres de la lutte contre la corruption qui déchantaient de Talon ont retrouvé un peu d’espoir avant de retomber une fois encore dans leur désespoir. En effet, quelques semaines après avoir révélé cette affaire en conseil des ministres, le gouvernement n’a plus posé d’actes pour afficher sa bonne foi en la matière. Selon des indiscrétions, le gouvernement n’a pas encore confié ce dossier à la justice.

Et d’ailleurs, il ne peut en être autrement. Selon toujours les mêmes sources, le fameux rapport du cabinet Mazars n’a pas l’air « d’un truc sérieux ».

Plusieurs des mis en cause cités par le rapport affirment n’avoir jamais été approchés et écoutés par ledit cabinet. Cela laisse planer quelques doutes sur le sérieux du travail et sur l’existence même d’un tel rapport, le gouvernement n’ayant lui-même, publier que quelques extraits. Comment peut-on faire un audit sérieux sans écouter des acteurs majeurs ?

Comment donc sans les avoir écoutés, on a pu établir leurs responsabilités ? Autant de questions auxquelles il faut trouver des réponses. Ceci pourrait expliquer la nonchalance ou la réticence du gouvernement à vite transmettre le dossier au tribunal pour enclencher la procédure. En vérité, l’on se demande si ce dossier n’a pas été agité juste pour « négocier le silence » de certains qui prenaient trop de libertés à critiquer le gouvernement.

La presse comme instrument de diversion

Alors qu’on attendait le dossier au tribunal où la justice pourrait s’en servir et poursuivre les enquêtes, c’est une certaine presse qui est mise à contribution pour entretenir un tohu-bohu médiatique autour du sujet. Plusieurs tabloïds ont accusé les mis en cause comme s’il s’agissait d’une décision du tribunal. Dans un premier temps, ils ont chanté en cœur que le détournement portait sur

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Interdiction d’installation d’une usine d’égrenage: Confusion et contradictions au gouvernement

(Lire le document d’autorisation réservé aux abonnés) L’affaire Africa Agro Industries du nom de cette société autorisée dans un premier temps à construire une usine d’égrenage à Djougou puis interdit ensuite par le ministre du commerce Lazare Sèhouéto a livré à la face du monde une grosse faiblesse du gouvernement.

Sur le même sujet, un ministre prend deux décisions contradictoires, un autre ministre est désavoué par celui-ci avant qu’un Dg de société ne le désavoue lui-même à son tour. Une véritable confusion digne de la tour de Babel.
Au gouvernement du président Patrice Talon, tout se fait et se défait. Tout se dit et se dédit.

La cohésion souhaitée pour une équipe gouvernementale et le respect de sa propre signature par un ministre ont déserté le forum pour laisser place à un gouvernement de toutes les aberrations. L’exemple le plus illustratif est celui de l’affaire Africa Agro Industries.

La Nouvelle Tribune publie ici en fac simile les deux décisions prises par le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat au sujet de cette affaire à ce sujet. En effet, le 13 avril, il autorise la société Africa Agro Industries à installer une usine d’égrenage de coton dans la commune de Djougou en régime de « Zone franche industrielle ».

Mais le 11 mai, soit moins d’un mois après, il se dédit et prend une autre décision pour interdire l’autorisation. Mais entre les deux décisions du ministre, il y a cette lettre qu’il a reçue du président de l’Association interprofessionnelle du coton(Aic) Mathieu Adjovi qui demande au ministre du commerce, son ministre sectoriel, de « retirer purement et simplement l’autorisation » et de le tenir informé.

Le ton péremptoire de cette injonction interpelle. Les arguments avancés par le tout puissant Dg pour demander cette annulation est la violation de l’article 19 de l’accord-cadre du 07 janvier 2009 qui lie le gouvernement et l’Aic et qui stipule que « l’autorisation de l’augmentation de la capacité nationale d’égrenage du coton graine par l’installation de nouvelles usines d’égrenage ou par l’extension de la capacité des usines existantes, est de la responsabilité conjointe de l’Etat et de l’interprofession du coton … ».

On se demande si c’est lui qui est sous ordre du ministre ou le contraire. Dans cette affaire, un autre ministre du gouvernement a été désavoué.

Il s’agit du ministre

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Hélicoptère Ty-Abc de la Sobeh : Une enquête qui piétine toujours (partie 3)

Après 293 heures de vol dont la majorité consacrée aux déplacements du président Yayi à l’intérieur du pays, l’hélicoptère TY-ABC finit dans un crash le 26 décembre 2015 avec à bord l’ex-premier ministre Lionel Zinsou. Dix sept mois après, l’enquête piétine.

Le samedi 26 décembre 2015, l’hélicoptère TY-ABC transportait le premier ministre d’alors Lionel Zinsou et trois autres personnes de sa délégation à Djougou où ils devraient participer aux festivités de la fête de la Gaani.

Tout s’est bien passé jusqu’à hauteur du stade Atchoukouma, lieu supposé de l’atterrissage. Embarrassé par le choix d’un lieu précis où poser alors que des travaux de réfection se faisaient sur le stade, le pilote a décidé alors de poser sur un espace situé entre la clôture du stade et l’aire de jeu.

« A quelques mètres du sol, le soulèvement d’un amas de poussière envahit l’hélicoptère et rend la visibilité difficile pour le pilote. C’est en ce moment que, voulant faire des manipulations nécessaires pour un atterrissage sécurisé, la pale de l’hélicoptère cogne le mur et se brise. L’engin devient incontrôlé dans les airs et vient s’affaisser au sol », confie un membre de la délégation du premier ministre qui a requis l’anonymat.

Le mur dans sa chute blesse  quelques riverains. Tous blessés par l’affaissement du mur. Dans le procès verbal de l’audition de la procédure d’enquête préliminaire par le maréchal des logis Charles S. Dansou, procès verbal N° 003/2015 de la compagnie de gendarmerie de Djougou, le pilote Eric Duprez confirme les faits et explique comment l’accident est survenu.

« Avant l’atterrissage, j’ai demandé au premier ministre là où je vais atterrir; il a répondu que l’atterrissage est prévu sur le stade de Djougou. J’ai préparé mon approche pour me poser face au vent, et comme le stade était en réfection, j’ai décidé de poser l’appareil entre l’aire de jeu et le portail. Au moment du posé, j’ai été surpris par la quantité de poussière qui s’est soulevée. Je tiens à noter que cette quantité est nettement supérieure à ce que j’observe d’habitude. Ensuite, il semble que les pales ont touché un obstacle et l’appareil est devenu incontrôlable au sol », a dit le pilote.

Comme on peut le comprendre à travers ces explications, le soulèvement de la poussière a réduit la visibilité du pilote. C’est ainsi que les pales ont cogné la clôture et l’appareil a perdu son équilibre. Le pilote l’a d’ailleurs dit en affirmant que « c’est le nuage de poussière intense qui l’a surpris et le mur de la clôture a amplifié le phénomène ». Si l’appareil est totalement irrécupérable, aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée.

En dehors de quelques écorchures, les six passagers à bord sont sortis indemnes de cet accident. Un cas de perte tout de moins, le pilote se plaint de n’avoir pas retrouvé son téléphone portable Samsung S5. Le 27 décembre une délégation du gouvernement conduite par le ministre des transports Gustave Depo Sonon se rend sur place pour visiter l’épave et veiller à sa sécurisation. Le 29 décembre, une commission d’enquête est mise sur pied et est dirigée par Abdoulaye Assoudo, alors Directeur de cabinet du Ministre des transports.

Manque de moyen

Si les causes de l’accident sont plus ou moins connues, il reste à l’enquête officielle de les confirmer et aussi de situer si possible les responsabilités. C’est cela qui fait défaut depuis que l’accident s’est produit. Car, l’enquête a peu évolué et il n’existe pas de rapport officiel pouvant permettre de savoir réellement ce qu’il s’est passé. Si la majorité des membres reconnaissent que l’enquête n’a pas trop évolué et qu’il n’existe pas encore de rapport officiel, le colonel Soulé Abou, directeur du cabinet militaire du Chef de l’Etat Boni Yayi affirme quant à lui qu’il existe un hypothétique rapport dans lequel il aurait répondu à toutes les accusations qui pèsent sur sa personne et nous invite à y recourir pour avoir les réponses à nos préoccupations.

Sinon, plusieurs sources se rejoignent sur la non existence d’un rapport officiel de l’enquête est répandue. Le président de la commission M. Assoudo nous a confié que « tant qu’on n’a pas procédé à la lecture de la boîte noire, l’enquête ne saurait être bouclé ». Le Dg de l’ANAC Prudencio Behanzin aussi membre de cette commission jusqu’à sa nomination en Juin 2016 confirme cela.

« L’enquête n’a pas été bouclée pour défaut d’autorisation de l’Etat pour financer la mission de lecture et d’analyse des données de la boîte noire jusqu’au changement de régime », a-t-il précisé.

Le Bénin ne disposant pas d’équipements et d’experts pour ce genre de travail, il envoie souvent la boîte noire à l’extérieur pour être décryptée. Le Dg ajoute que c’est maintenant qu’il a relancé le gouvernement pour une levée de fonds. Visiblement, personne ne se presse pour cette enquête. Pourtant, le Règlement 13 de l’aviation béninoise Règlement de l’aviation béninoise (RAB13) en son point 6. 3. 3 (b) affirme, «lorsqu’elle a mené l’enquête, la commission d’enquête doit rendre public le rapport final dans les plus brefs délais et si, possible, dans les 12 mois qui suivent la date d’occurrence. Si le rapport ne peut être rendu public dans les 12 mois, la commission d’enquête doit rendre public un rapport intermédiaire à chaque date anniversaire de l’occurrence, détaillant les progrès de l’enquête et toutes les questions de sécurité qui pourraient avoir été soulevées ».

Pourtant rien n’a bougé et le pilote ne cesse de pointer du doigt les responsables de la SOBEH, de l’ANAC et le ministre Kassa. Pour lui, c’est parce que les gens ont des choses à cacher que l’enquête piétine.

Il a longtemps accusé le manque de professionnalisme qui a entouré la gestion de cet appareil. Dans un rapport adressé au président Boni Yayi le 06 août 2015, il avait parlé de « gestion inadaptée » et dénoncé une batterie d’irrégularités qui entachent le bon fonctionnement de l’appareil. Ce rapport est-il parvenu au Chef de l’Etat d’alors ? Difficile de le savoir puisque le pilote s’est plaint tout le temps des stratagèmes de Barthélemy Kassa et des responsables de la SOBEH pour l’empêcher de rencontrer Boni Yayi.

L’ancien ministre Barthélemy Kassa relancé à maintes reprises pour donner sa version des faits sur ces accusations n’a jamais répondu à nos questions. Pourtant, il est celui sur qui pèsent la majorité des accusations. Tout récemment encore, lorsque l’affaire Petrobas éclate au Brésil, c’est encore le nom de Barthélémy Kassa qui est cité par la justice brésilienne comme l’homme ayant participé du côté béninois à l’évasion des capitaux de la firme pétrolière en lui attribuant sur les côtes béninoises des puits secs après avoir reçu des bonus.

Selon des confidences, il aurait aussi reçu des retro commissions de plusieurs centaines de millions sur l’achat des deux hélicoptères. Eric Duprez l’a souvent cité comme celui qui lui a rendu la tâche difficile. A plusieurs reprises, à travers des courriers adressés à l’ex-DG de la SOBEH ou dans un mémoire adressé au président Boni Yayi, il a dénoncé le manque de congés pour l’équipe de pilotage, l’absence du contrat de maintenance, l’achat de pièces de rechange non certifiées, la négligence des procédures pour l’obtention d’un PEA.

Bref, une gestion non professionnelle de l’appareil. Dans son audition pour le rapport d’enquête préliminaire, il a parlé de manque de « repos hebdomadaires et des congés qui ne sont pas accordés malgré de nombreuses demandes auprès de la SOBEH ». Est-ce pour cacher tout ceci que l’enquête piétine ?

L’assurance payée et pourtant …

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Usine d’égrenage : Comment le gouvernement a floué Africa Agro Industrie Sa

Dans une décision prise le 11 mai 2017, le ministre de l’industrie, du commerce et de l’artisanat Lazare Sèhouéto, a décidé d’annuler l’autorisation d’installation industrielle accordée moins d’un mois plus tôt-soit le 13avril 2017, à Africa Agro Industrie Sa pour la construction d’une usine d’égrenage à Djougou.

Il a suffi d’un recours gracieux formulé contre cette autorisation par le président de l’Association interprofessionnelle de coton (Aic) Mathieu Adjovi, pour que le ministre Sèhouéto fasse volte face. Les responsables d’Africa Agro Industrie n’ont d’autres choix que d’arrêter les constructions entamées, de rentrer à la maison pleurer sur leur investissement parti en fumée, et peut être de porter l’affaire devant la justice pour demander réparation.

C’est un précédent grave qui risque de compromettre la promotion de l’investissement privé au Bénin. Un privé autorisé dans un premier temps à  construire une usine d’égrenage de coton se voit retirer cette autorisation moins d’un mois après son émission, ans aucune forme de procédure. Les faits remontent à la fin de l’année de 2016. Introduits auprès d’un ministre du gouvernement, les responsables d’Africa Agro Industrie Sa lui font part de leur projet de construction d’une usine d’égrenage de coton de dernière génération en régime de « Zone franche industrielle » à Sérou, dans la commune de Djougou. Le 12 octobre 2016, le Directeur d’Africa Agro Industrie Sa écrit à l’Agence béninoise pour l’environnement  (Abe) pour demander un certificat de conformité environnementale dans le cadre dudit projet. Il a entamé de même les démarches administratives pour bénéficier des exonérations accordées aux entreprises en régime de zone franche industrielle. Le 13 avril 2017 le ministre Sèhouéto a fini par accorder une autorisation d’installation à Africa AGRO Industrie pour la construction de l’usine d’égrenage.

Mais le 04 mai 2017, le président de l’Aic Mathieu Adjovi formule un « recours gracieux » contre l’autorisation d’installation industrielle accordée à la société Africa Agro Industries Sa. Le même jour, ce recours est transmis par voie d’huissier au

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Galvaudage de la démocratie: Bénin, le pays où tout le monde veut être politicien

Au Bénin, s’il y a une activité qui fait florès et attire tout le monde c’est bien la politique. Depuis 1990, la classe politique a reçu par vagues successives des acteurs d’autres corporations qui, attirés par les nombreux avantages qu’elle offre, ont décidé d’en faire carrière.

De Kérékou à Talon, on a vu les opérateurs économiques, les religieux, les communicants, les journalistes, des icônes de la société civile, et tout récemment des syndicalistes, entrer en politique sans forcément en avoir l’étoffe et la conviction. L’un des griots les plus zélés du régime actuel est Aubin Adoukonou. Très enthousiasmé lorsqu’il s’agit de défendre les actions du gouvernement, il est capable de cavaler sur plusieurs émissions dans la journée.

Nommé au début du régime Talon comme Directeur général du Centre national de sécurité routière (Cnsr), il n’y consacre pas grand-temps, visiblement plus occupé à vulgariser le Programme d’action du gouvernement (Pag) et à défendre le gouvernement sur les plateaux de télévision. Aubin Adoukonou est le prototype même de la nouvelle classe d’hommes politiques qui passe brutalement du « tout mauvais » au « tout bon », par une alchimie dont ils sont les seuls à avoir le secret. Son passé professionnel l’aidant -il fut l’un des syndicalistes les plus acerbes contre le régime Yayi-, il a réussi sa mue. Depuis l’arrivée de Patrice Talon au pouvoir, il fait partie des syndicalistes promus à la politique par le régime. C’est d’ailleurs l’une des spécificités de ce régime. Si les acteurs des autres corporations professionnelles ont tous mordu à l’appât de la chose politique, les acteurs du monde syndicaliste se sont gardés jusque là d’y tomber. Certes, certains parmi eux s’adonnent-ils à l’activité politique une fois à la retraite, mais jamais de mémoire de béninois on n’en a vu, qui en pleine carrière professionnelle et syndicale ont viré en politique. Avec l’arrivée de Patrice Talon au pouvoir, plusieurs ont été nommés. Il s’agit de

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Bénin - Lutte contre la corruption: Aller au-delà des poursuites judiciaires sélectives

En rendant public le rapport d’audit sur la gestion de la filière coton des campagnes de 2013 à 2016, contenu dans le compte rendu du Conseil des ministres de mercredi 28 juin 2017 dernier, il appert que le gouvernement s’est finalement  décidé à regarder dans le rétroviseur.

Seulement, son rétroviseur ne semble pas présenter tous les dossiers brûlants du passé. La décision du Conseil des ministres de la semaine dernière (à lire ici) de poursuivre toutes les personnes incriminées par le rapport d’audit de la gestion de la filière coton des campagnes 2013-2014, 2014-2015 et 2015-2016, a remis au jour la question de l’engagement ou de la détermination du gouvernement à lutter contre la corruption. Le gouvernement entend non seulement infliger des sanctions administratives aux mis en cause, mais aussi les poursuivre en justice pour faire rendre gorge tous les coupables de ce dossier de détournement de fonds publics ; et de décourager par l’occasion des actes d’abus de biens publics.

Pour autant que l’opinion veut prendre au sérieux cet engagement du gouvernement, certains observateurs ne perdent pas de vue le fait que cette initiative du gouvernement du nouveau départ recèle quelques aspects critiques. Ce sont les intentions réelles et la sincérité du gouvernement qui sont épluchées. La délimitation de la période de l’audit à ces trois campagnes seulement suscite des interrogations. Parce que le déroulement de la campagne 2013-2014 par exemple, est tributaire des bouleversements qui se sont produits au cours de la campagne 2012-2013. C’est alors qu’il a semblé intéressant pour certains de partir de cette campagne de 2012-2013 pour mieux comprendre la suite.

Au-delà, l’intérêt porté à la gestion de la filière coton de façon tonitruante, alors que d’autres dossiers qui ont connu des cas ostensibles de dilapidation de fonds publics sont depuis longtemps sans procès. C’est le cas du dossier

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Bénin : Les difficultés économiques du gouvernement au grand jour

Lors du dernier débat d’orientation budgétaire, le gouvernement a fini par sortir les chiffres qui révèlent la mauvaise santé financière du pays. Les prévisions budgétaires pour 2018 affichent un budget en régression et un Pip abattu de 50%.

Ce qui signifie que de nombreuses actions annoncées dans le Pag pourraient être hypothéquées. La réalisation du Programme d’action du gouvernement (Pag) à l’horizon 2021, risque d’être fortement perturbée, en dépit de la volonté affichée et de la propagande réalisée.

En effet, lors du dernier débat d’orientation budgétaire le vendredi 30 juin dernier à l’Assemblée nationale, le Ministre du plan Abdoulaye Bio Tchané a levé un coin de voile sur les prévisions budgétaires peu rassurantes pour 2018. On retient que le budget 2018 sera en régression par rapport à celui de l’année 2017, où le gouvernement a lancé une opération de charme budgétaire en annonçant un budget de 2010 milliards.

On devrait s’attendre à l’augmentation du budget 2018, vue la tendance à la hausse de plus de 25% du budget 2017 par rapport à celui de 2016. Cette année contrairement à ce qui est annoncé, le budget est en recul de près de 400 milliards. Le Pip qui permet au gouvernement d’investir est abattu de 50%. Tout ceci montre bien une difficulté à mobiliser les ressources financières et de surcroît des difficultés dans la gestion

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Bénin : Le vrai faux combat de Talon contre la corruption

Depuis le 06 avril 2016, Patrice Talon était attendu sur le chantier de la lutte contre la corruption. Se basant sur un rapport d’audit, le gouvernement a décidé que des poursuites judiciaires soient lancées contre certaines personnes.

Seulement, à y voir de près, cette décision s’apparente plus à une intimidation qu’une volonté sincère de lutte contre la prévarication. Tant le caractère sélectif des dossiers, la période et la nature des mis en cause laissent à désirer.

Les chantres de la lutte implacable contre la corruption avaient commencé à désespérer du Chef de l’Etat lorsque celui-ci envoie un premier signal. Lors du conseil des ministres du mercredi 28 juin, d’importantes décisions ont été prises à l’encontre de certaines personnalités impliquées dans la gestion des campagnes 2013-2014, 2014-2015 et 2015-2016.

En somme, après avoir énuméré de nombreux griefs, le Conseil des ministres a instruit le garde des sceaux à l’effet « d’engager les poursuites judiciaires appropriées et de faire prendre des mesures de saisies conservatoires pour assurer le remboursement » par ces différents mis en cause, dès que leur « responsabilité serait établie ».

Bravo dirait-on en lisant ces extraits du Conseil des ministres. Mais lorsqu’on analyse les choses en profondeur, on se rend compte très vite que l’action du mercredi apparaît plus comme  une opération de charme qu’une lutte réelle contre l’impunité. En effet, on se demande pourquoi c’est uniquement ces trois campagnes qui intéressent le gouvernement ?

Pour rappel, ce sont les seules campagnes cotonnières depuis près de deux décennies auxquelles n’ont pas pris part l’Association interprofessionnelle du coton (Aic), la Sdi, la Sodeco et toutes les autres entreprises de l’empire économique de Patrice Talon. En 2012, le gouvernement du président Yayi avait pris la décision de rompre l’accord cadre qui le lie à l’Aic et a écarté Patrice Talon de la gestion de la filière. La circonscription de l’audit à ces trois campagnes ravive la thèse de ceux qui pensent que le gouvernement a choisi subtilement de se venger contre ceux qui ont pris les choses en main une fois que les entreprises de l’homme d’affaires Patrice Talon ont été évincées par le président Yayi, après la mésentente survenue entre eux. D’autres bizarreries interpellent plus d’un Béninois. Beaucoup n’arrivent pas à comprendre comment et pourquoi on choisit de publier le rapport  d’un audit fait sur des structures qu’on a liquidées à l’avance et qui n’existent plus juridiquement donc. Tout porte à croire que le rapport du cabinet Mazars dont seulement un extrait a été publié en Conseil des ministres, vise d’autres intérêts que la lutte réelle contre la corruption. En effet, on se rend compte que les députés Valentin Djènontin, Idrissou Bako, etc. cités dans le dossier sont tous des députés de l’opposition qui, en plus d’avoir voté contre le projet de révision de la constitution, critiquent fréquemment les actions du gouvernement. Idem pour le ministre Komi Koutché, l’ancien ministre des finances qui n’a pas manqué par le passé de critiquer quelques actions du gouvernement. On se demande alors si la publication n’a pas été faite contre des gens qui prennent trop de liberté à critiquer le pouvoir.

Deux poids, deux mesures

En publiant cette décision dans le communiqué du Conseil des ministres, le gouvernement affiche une véritable volonté de lutter contre la corruption. Or, dans plusieurs dossiers de prévarication précédents, le gouvernement ne s’est pas tant empressé. Au contraire, il a trainé les pas et donné l’impression d’un désintéressement total pour la lutte contre la corruption. L’exemple le plus éloquent est celui du Ppea2. Ce scandale avait failli

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Bénin : Eric Houndété annonce une législation spécifique pour la paix

L’enceinte de l’hémicycle a servi de cadre hier au lancement officiel du Réseau international des parlementaires pour la paix, section béninoise. Plusieurs personnalités nationales et internationales y ont pris part.

Créé le 19 juin dernier, le Réseau béninois des parlementaires pour la paix s’assigne plusieurs missions, indique l’honorable Eric Houndété, président du Réseau des parlementaires Aipp-Bénin et représentant du président de l’Assemblée nationale, lors du discours d’installation de l’Aipp-Bénin.

Ce Réseau s’efforcera entre autres de promouvoir la mise en place d’une législation spécifique qui intègre dans les programmes scolaires l’éducation à la paix, à la tolérance et au dialogue. Il accompagnera aussi la mise en place des politiques publiques, l’appui aux initiatives en faveur de la promotion et de la consolidation de la paix.

L’Aipp-Bénin s’engage également à promouvoir le dialogue entre acteurs culturels autour des défis auxquels notre pays et le continent africain sont confrontés, à mobiliser et sensibiliser les décideurs politiques et leaders d’opinion pour la promotion et la préservation de la paix dans notre pays et sur notre continent, à éduquer les populations à la paix, etc.

« L’objectif est de favoriser le dialogue entre parlementaires, au delà des clivages politiques, culturels et religieux, et de relever les défis complexes qui affectent notre monde » rappelle le président Houndété, avant de préciser qu’en  adhérant à l’Aipp, les parlementaires béninois veulent apporter leur contribution à la recherche de solutions aux défis communs qui sont les leurs.

A la suite du discours de lancement de l’Aipp par Dr Thomas Walsh, président international de la Fédération pour la paix universelle et représentant la fondatrice, le vice-président du Réseau parlementaire Aipp-Bénin, l’honorable Gilbert Bangana, n’a pas manqué de marquer sa reconnaissance au fondateur Rév Dr Sun Myung Moon, et à son épouse  Dr Hak Ja Han Moon, pour toutes les œuvres qu’ils ont entreprises depuis longtemps sur toute l’humanité.

Il a profité de l’opportunité pour présenter le bureau du Réseau (07 membres) présidé par l’honorable Eric Houndété, et faire la lecture de la Déclaration de lancement de l’Aipp-Bénin. Tout ceci sera suivi de

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Affaire Icc-services au Bénin : Les accusés nient les chefs d’accusation

L’audience relative à l’affaire Icc-services a repris ce jeudi 29 juin, après la suspension mardi dernier par la présidente de la cour, Célestine Bakpé. Les débats à proprement dire ont démarré avec le défilé des accusés à la barre. Aucun des accusés n’a reconnu les faits mis à sa charge.

A l’ouverture des débats, Célestine Bakpé le président de la cour a rappelé les faits. Après avoir été interdit d’activités en Côte d’Ivoire pour exercice illégal de sa structure ICI Com, Guy Athanase Sètondji Akplogan avait créé courant 2006, au Bénin,  avec Ludovic Pamphile Dohou et autres, la structure E-Business qui est devenu une Ong dénommée Investment Consultancy and Computering Services (Icc-services). C’est une structure de placement  illégal d’argent ayant pour activités l’épargne, la tontine et les placements de fonds générant des taux d’intérêts variés et attractifs de 160% l’an, soit 40% par trimestre ou plus pour les déposants.

Elle a créé sans autorisation préalable jusqu’en 2007, des agences dirigées par les employés qui s’étaient montrés actifs lors de la mobilisation de la clientèle tels que : Kouton Murielle, Kouton Brice alias « Louba », Singbo Mèhouènou Simon, Akplogan Jean-Marc, Bodjrènou Ezéchiel, Hounye Eric, Kouakanou Carlos Jean-Baptiste, Lachimi Florence, Saïzonou Fifamè Carine, Boko Bonaventure, Hougbèmè Nicolas et Togbé Pascal.

D’autres agents d’Icc-services comme Agbonon Michel et Sohounou Clément ont pour leur part créé des structures de placement parallèle, fonctionnant en réseau avec Icc-services et d’autres structures illégales. Les responsables de l’Ong Icc-services faisaient croire aux déposants que les fonds collectés étaient placés en ligne sur le net, alors qu’ils s’en servaient plutôt pour acquérir des biens au nom de la structure ou en leurs noms propres. Emile Comlan Tégbénou en aurait profité pour créer la société Nouvelle Alliance du Bénin (Snab). Une partie des fonds collectés aurait été versée dans diverses banques à savoir : Bank of Africa (Boa) Bénin, Diamond Bank, Continental Bank et à la Sgbbe de Porto-Novo. Les fonds collectés auprès des derniers déposants auraient servi à payer les intérêts des premiers sur instruction du Président Directeur Général. Le caractère illégal des activités de Icc-services a été révélé par Ahizimè Kokou Grégoire, alors coordonnateur de la cellule de surveillance des services financiers décentralisés au Ministère de l’économie et des finances, qui aurait fini par recevoir, contre la promesse de l’obtention de l’agrément pour Icc-services, la somme de deux cent vingt trois millions Francs Cfa, des mains d’Emile Tégbénou, outre les trois millions remis par l’entremise de Houngbémè Nicolas en décembre 2009. N’ayant pas obtenu l’agrément, Emile Tégbénou et ses associés en vue de couvrir leurs activités illégales, se seraient mis à la recherche de personnes censées leur octroyer privilèges et protections. A cet effet, Emile Tégbénou aurait remis trois cent millions francs Cfa à Abou Yayi, Salomon Abel, quinze millions et une voiture au pasteur Justin Dimon, trente huit millions et deux voitures au pasteur André Tinkpon, cinq millions à Albéric Léandre Agoli-Agbo, courant février 2010, cinq millions à Irène Houansou épouse Dossou pour sponsoriser la fête des femmes du palais de la République. Mais à un moment, Icc-services s’est retrouvé dans l’impossibilité de restituer aux épargnants les fonds placés.

Emile Tégbénou à la barre !

Appelé à la barre, Emile Comlan Tégbénou n’a pas reconnu les faits. Comme tous les autres accusés, il a nié les chefs d’accusation : association de malfaiteurs, escroquerie avec appel au public, et exercice illégal des activités bancaires et de microfinance. Il va alors faire un récit des faits depuis la création de Icc-services jusqu’à sa banqueroute en 2010. Le 15 décembre 2006, il dit s’être entendu avec

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Crise à la Renaissance du Bénin: Me Alfred Bocovo parle de déni de justice

La crise à la Renaissance du Bénin est loin de connaître son épilogue. Les protagonistes seront encore face au juge ce jour 29 juin 2017 pour trouver une solution à leur différend. Mais dans la soirée d’hier jeudi, LNT a eu un entretien avec l’avocat de Léhady Soglo, président « déchu » et exclu » du parti  par les « réformistes ».

Me Alfred Bocovo s’explique sur les termes « déni de justice » qu’il a utilisés pour qualifier le report de la décision du juge des référés , avant de conclure sur ce qu’il attend des deux  procédures engagées.

Avant-hier à la sortie de l’audience, vous aviez qualifié le report du procès de « déni de justice ». Que peut-on comprendre par ces  termes  ?

Dans le droit constitutionnel, le déni de justice est considéré comme une atteinte aux droits d’un justiciable ou de tout citoyen à obtenir des juridictions, une décision de justice face à un problème  qu’il a posé et qui doit nécessairement recevoir une solution. Le déni de justice est prévu par l’article 7 de la Constitution béninoise du 11 décembre 1990 qui renvoie à l’article 7 de la charte africaine des droits de l’Homme et des peuples ratifiée par le Bénin le 20 janvier 1986 et qui fait partie intégrante de la Constitution du Bénin. Dans le cas d’espèce, nous avions demandé au juge des référés d’interdire un congrès et d’interdire aux dissidents de faire un certain nombre de choses. Le juge sait que notre demande doit recevoir solution au plus tard le 23 juin 2017. Malheureusement, on n’a pas rendu la décision, on l’a renvoyée au 27.

Dites-nous brièvement comment se sont déroulées les audiences devant le juge des référés ?

Me Alfred Bocovo :  D’abord un mot sur la genèse de la crise à la Rb ? Ce qui est appelé la crise de la Rb a commencé lorsqu’un certain nombre de membres du bureau politique ont demandé au président LéhadySoglo de convoquer une réunion du bureau politique national (Bpn). Dans les statuts du parti, le tiers des membres du bureau politique peut demander la convocation d’une réunion du Bpn, mais la convocation revient au président. Et sans sa convocation, des membres du bureau politique national ont convoqué et tenu une réunion en violation des textes du parti. A cette occasion, le président a demandé et obtenu du président du tribunal d’Abomey, une ordonnance pour signifier aux dissidents que la réunion qu’ils tiennent est illégale. Mais le ministre de la Justice est intervenu pour demander au procureur de la République d’Abomey de ne pas apporter l’assistance à l’huissier dûment commis. Deuxième chose, comme nous avons compris que le règlement de la crise n’a pas pu aboutir, puisqu’un médiateur  avait été désigné qui était parfaitement conscient du jeu auquel il se livrait.

Vous avez alors décidé de saisir le juge des référés

Oui ! Nous avons saisi le tribunal pour lui demander premièrement d’annuler tous les actes posés par les dissidents et qui  violent les textes du parti la Renaissance du Bénin. Et deuxièmement, nous avons demandé cette fois-ci au juge des référés (un juge spécial qui juge les affaires en urgence. Il peut juger même un jour férié, même dans sa maison, dans sa chambre. Et,  lorsqu’il signe un document de sa main, n’importe quel huissier peut exécuter), de se pencher sur l’urgence de la situation. Le jour du procès, le juge a préféré renvoyer le dossier dans lequel nous demandons l’annulation du congrès projeté pour les samedi 24 et dimanche 25 juin. C’est la preuve que le juge n’a pas voulu régler la question d’urgence qui doit recevoir une solution au plus tard le 23 juin 2017. Effectivement le 22 juin 2017, les débats ont eu lieu et nous nous attendions à une décision. Malheureusement le 23 juin 2017, le procureur de la République aurait demandé la communication du dossier. Dans de pareilles circonstances, lorsqu’il y a urgence, on peut même

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Procès de la Renaissance du Bénin: Comment le juge a subtilement dévoyé la procédure

Depuis la semaine dernière, la crise au sein de la Renaissance du Bénin est devant les tribunaux. Irrité par la détermination de l’aile Zinzindohoué-Bada d’en finir avec lui, Léhady Soglo, par le truchement d’un collège d’avocats dirigé Me Alfred Bocovo, a porté l’affaire devant la justice.

Deux plaintes ont été formulées par ce collège. La première en référé demandait au juge de rendre une décision avant dire le droit pour arrêter la tenue du congrès des 24 et 25 juin à Abomey. La deuxième qui devrait statuer sur le fond demande l’annulation pure et simple de la décision prise par le bureau politique le 19 mai 2017, de décharger Léhady Soglo de son poste de président.

Pour le procès en référé qui se tient actuellement, le vendredi dernier était le dernier jour pour le juge de rendre sa décision, avant de dire le droit afin de surseoir à la tenue du congrès extraordinaire organisé par l’aile Zinzindohoué.

Mais à la place de celle-ci, le juge a plutôt décidé du report du dossier pour ce jour, afin de communiquer avec le Ministère public, qui s’est entre temps joint au dossier. Cette décision prise par le juge tue l’importance de

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Bonne gouvernance à la Sonapra au Bénin : Clément Kodokpo pris la main dans le sac

Le secrétaire général du Syntra-Sonapra, Clément Kodokpo, a été dimanche 25 juin dernier l’invité de l’émission « Ma part de vérité » de Golfe Télévision. Il a entre autres fustigé la gestion des différents directeurs généraux qui se sont succédé à la tête de la Société nationale des produits agricoles (Sonapra).

Il a ouvertement dénoncé la mauvaise gestion qui y a prévalu durant plusieurs années. Le secrétaire général du Syntra-Sonapra a même souhaité le passage de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Alnc).

Seulement, il a oublié qu’il figure au rang des agents qui ont indûment perçu des primes et avantages. En effet, le ministre de l’agriculture Delphin Koudandé, par correspondance N°521/Maep/ Sgm/Sp-C adressée au directeur général de la Sonapra d’alors, Jacob Ichola, a enjoint certains agents qui ont perçu abusivement des primes et avantages de les restituer.

La somme des primes et autres avantages abusivement perçus était évaluée à près de 37 millions de Francs Cfa, et le secrétaire général a été aussi épinglé avec

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Renaissance du Bénin : liste des membres du bureau national élu (Lehady exclu)

Pendant deux jours, La Renaissance du Bénin (RB) a tenu son congrès extraordinaire considéré pour beaucoup comme historique. Ce congrès extraordinaire de la RB a pris fin le dimanche 25 juin 2017, à l’hôtel Sun City à Abomey.

Au terme des deux jours de travaux en commission et en plénière, les participants ont passé en revue les différentes préoccupations du parti, avec comme épilogue l’élection de sa nouvelle équipe dirigeante.

Les favoris au poste de président qu’étaient le maire Luc ATROKPO de Bohicon et le maire George BADA de Calavi, ont l’un et autre décliné la proposition du poste de président national du parti.  Ils se sont contentés d’autres postes de responsabilité au sein du bureau exécutif national : 2è conseiller spécial du président pour Luc ATROKPO, et premier vice président du parti pour Georges BADA.

Laissant ainsi le boulevard à Me Abraham ZINZINDOHOUE, qui succède ainsi à l’ancien président national, LEHADY VINAGNON SOGLO.  Plusieurs recommandations ont été faites, et des résolutions prises durant ces deux jours de travaux. Il s’agit notamment de la confirmation de l’exclusion définitive de LEHADY VINAGNON SOGLO de la Renaissance du Bénin, et du transfèrement du siège du parti du quartier Kouhounou, à Gbégamey dans le douzième arrondissement de Cotonou : un nouveau tournant décisif pour la Renaissance du Benin.

Ce congrès a connu la présence de nombreux délégués ainsi que d’anciens cadres du parti, des conseillers municipaux, maires et députés du parti, ainsi que des responsables de partis invités. Ce congrès qui est censé mettre fin aux secousses internes que le parti a connues depuis les assises d’Abomey du 19 mai 2017.

Discours du président élu à la tête de la renaissance du Bénin au congrès extraordinaire du parti

(Abomey, hôtel Sun City le 25 juin 2017)

Militantes, militants et sympathisants de la Renaissance du Bénin,

Distingués notables et sages,

Chers invités,

Nous voici arrivés au terme des deux jours de travaux marathon dans le cadre de cet historique congrès extraordinaire de notre Parti la Renaissance du Bénin ; historique en ce sens qu’il est l’aboutissement heureux d’une longue marche résolue vers la relance du Parti.

Depuis le 19 mai 2017 où la majorité des membres du Bureau Politique National s’est réunie en ces mêmes lieux pour décider statutairement de réformer le Parti, se sont ouvertes, la bataille communicationnelle, la bataille pour l’occupation du terrain, la bataille juridique, toutes faites de rebondissements, de prolongations et de divers remous.

Chers Militantes, chers militants

Tout cela n’a en rien émoussé notre ardeur et notre détermination.

A toutes et à tous, je dis félicitations et merci.

Mes remerciements, je les adresse également à nos divers invités (Chefs et délégations de Partis, Ministres, députés …..) qui ont marqué de leur présence, la cérémonie d’ouverture et de clôture de notre congrès.

Ayons aussi une pensée pour tous les militants qui ont perdu la vie et dont nous ne regretterons jamais assez la disparition : Richard ADJAHO, René Valery MONGBE, Adamou ISSIAKOU, Robert CAKPO, Paulin TOMADAGA, Raîmi LASSISSI, Salomon GNANDJANON, Désiré VIEYRA Eléazar NAHUM, Raoul ASSOGBA, Emmanuel AGBOZOGNIGBE, Euphrasie TANIFIANI, Hilaire ATINKPANHOUN, Marius FRANCISCO, Prospère VIGBE etc.

Nous ne devons pas non plus oublier toutes ces personnes qui ont connu la souffrance morale ou physique pour le triomphe de la cause du Parti, l’honorable Valentin SOMASSE en particulier et bien d’autres qui sont restés dans l’anonymat ou qui l’ont requis.

Quant à la Présidente fondatrice Madame Rosine VIEYRA SOGLO et au Président d’honneur Nicéphore Dieudonné SOGLO, nous ne les remercierons jamais assez d’avoir si bien géré et entretenu, avec l’accompagnement de tous et chacun, la maison RB. Leur action politique est et demeurera pour nous, une source intarissable de connaissance et une grande école d’apprentissage et de gestion de la chose politique et publique.

Cher papa et chère maman, vous êtes de hautes autorités morales avec lesquelles nous devons principalement compter pour bénéficier de vos sages conseils et de votre savoir-faire reconnu et salué tant ici au Bénin qu’au-delà des frontières du pays.

En ce qui concerne les membres du Comité préparatoire  du Congrès, vous avez mis le meilleur de vous. Vous avez essuyé mille fatigues et mille sueurs pour tenir et gagner le pari de cette organisation. Nous vous en savons gré.

Les délégués à ces mémorables assises de Sun City qui touchent à leur fin, ont décidé de me confier les rênes de la RB. J’accepte cet honneur que vous me faites et je vous en remercie chaudement du  fond du cœur. Je vous en remercie encore et encore.

Je compte sur l’accompagnement soutenu de toutes les militantes et de tous les militants, de tous les sympathisants, des membres du nouveau Bureau Politique National que je félicite et sur les  ressources de qualité dont regorge le Parti. Je compte également sur tous ceux qui vont nous rejoindre pour qu’ensemble, nous fassions entrer véritablement le Parti dans la nouvelle ère qui s’ouvre aujourd’hui.

Pour y arriver, avec vous, je fonde notre mandat sur l’unité, la dynamisation et la remobilisation du Parti. A cet effet, l’apaisement, le dialogue, l’union doivent devenir les maîtres mots de tous nos discours et de notre pratique.

C’est ainsi qu’ensemble, nous allons œuvrer  pour bâtir une RB soudée, une RB qui retrouve sa gloire d’antan.

C’est fort de cet espoir que je déclare clos les travaux du Congrès extraordinaire, en souhaitant à tous un bon retour avec la paix et la grâce de Dieu.

Je vous remercie encore et encore.

LES MEMBRES DU BUREAU POLITIQUE NATIONAL DE LA RENAISSANCE DU BENIN

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PAC - Bénin : Hêhomey accusé de faire du dilatoire, les grévistes durcissent le ton

Le ministre des Infrastructures et des Transports (Mit) Hervé Hêhomey a rencontré les responsables syndicaux de son département et du port autonome de Cotonou le mardi dernier pour tenter de désamorcer la crise qui secoue l’administration portuaire du fait de la volonté de l’Etat de recruter un mandataire pour le port.

Malheureusement les échanges se sont terminés en queue de poisson et les grévistes sont restés campés sur leur position.

Décidément les autorités n’arrivent pas à trouver une solution à la crise qui secoue le port autonome de Cotonou et le ministère des transports depuis des jours. Cette crise est née de la volonté de l’Etat de confier la gestion de ce maillon important de l’économie béninoise à un mandataire et les démarches dans ce sens ont déjà été enclenchées. La semaine dernière, on a assisté à une grève de 48h des agents de la plateforme portuaire et ceux du ministère des infrastructures et des transports pour protester contre la  décision. Cette semaine, ils sont revenus à la charge.

En effet, le lundi 19 juin 2017, les responsables syndicaux ont déposé sur la table du ministre Hervé Hêhomey leur motion de grève de 48h à compter du 22 juin 2017. Parce que depuis l’autre semaine, rien n’a bougé. Le mardi 20 juin dernier, le ministre a tenu une rencontre avec les syndicalistes pour certainement les convaincre de retirer leur motion de grève.

Au cours de cette séance, les travailleurs ont soulevé des inquiétudes par rapport à certaines dispositions qui figurent dans l’avis d’appel d’offres pour le recrutement d’un mandataire pour le port. Dans ses explications, Hêhomey a tenté de faire comprendre aux grévistes que le gouvernement n’a nullement l’intention de privatiser le port. Il a rassuré ses interlocuteurs qu’il n’a pas réussi à convaincre. Les travailleurs ont donc souhaité que la procédure de recrutement soit suspendue avant la suite des négociations. Mais le ministre fait comprendre qu’à l’étape actuelle, on ne saurait arrêter le processus. En le faisant, ceux qui ont déjà acheté les cahiers de charge et ont soumissionné vont intenter un procès contre l’Etat. Le ministre promet qu’une solution sera vite trouvée et envisage organiser un séminaire afin de vider le dossier.

Hêhomey accusé de faire un jeu flou

Dans les discussions, il a été décidé en commun accord avec le ministre qu’un huissier sera commis pour la signature d’un accord sur les conclusions issues de la rencontre du mardi pour ne pas qu’il y ait encore des points d’achoppement plus tard. Il était convenu que les deux parties se retrouvent le lendemain, c’est-à-dire avant-hier mercredi 21 juin 2017 pour signer cet accord.

A la grande surprise des syndicats, le ministre n’était pas à cette rencontre. Il a plutôt envoyé son directeur de cabinet. Pis, tout ce qui a été rédigé dans le protocole d’accord est totalement aux antipodes des

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Bénin Marina Hôtel: Les raisons du rejet de la demande de Martin Rodriguez

Le tribunal de Cotonou a rejeté mercredi 21 juin dernier, la demande de Martin Rodriguez d’être rétabli dans ses droits suite à la décision du gouvernement de faire revenir Bénin Marina Hôtel dans le patrimoine de l’Etat.

La décision avait été prise lors du conseil des ministres du 15 février 2017 de reprendre Bénin Marina Hôtel, au motif que les travaux d’extension et d’amélioration prévus au cahier de charges n’ont pas été exécutés.

C’est alors que la Société de gestion du Bénin Marina Hôtel de Martin Rodriguez a demandé devant le juge des référés à être rétablie dans ses droits. Selon l’avocat de Martin Rodriguez, Me Alain Orounla, son client considère qu’une telle clause résolutoire n’avait pas été prévue au contrat. De même les travaux prévus par le cahier des charges qui n’a été signé qu’en 2011, soit 7 ans après l’acquisition du fonds de commerce n’imposerait pas certaines obligations, d’après Me Orounla.

« Il s’agit de voir, constater le trouble manifeste et manifestement illicite qui résulte de cette expropriation et à le faire cesser en rétablissant la société de gestion de Bénin Marina Hôtel dans ses droits d’exploitation et d’occupation du complexe hôtelier », explique Alain Orounla.

Aussi, dit-il, il était demandé au juge des référés de nommer un administrateur ad hoc pour l’exploitation provisoire du fonds, en attendant que les parties trouvent un terrain d’entente ou aillent devant le juge arbitral dont la juridiction est prévue au contrat.  Mais le juge s’est déclaré incompétent en raison de la clause arbitrale. Le juge a rejeté la demande de rétablissement dans ses droits, au motif que l’examen de cette demande risque de

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Renaissance du Bénin : Léhady Soglo assigne Georges Bada et consorts

La crise qui secoue le parti (Rb) va se régler devant les tribunaux comme on pouvait s’y attendre. Alors que les réformistes maintiennent le cap et organisent leur congrès ce week-end à Abomey, le camp Léhady Soglo a déjà porté le différend devant la justice.

Sous les soins de l’huissier de justice Constant Honvo, le président déchu Léhady Soglo a assigné en référé et à heure indiquée Georges Bada et sa suite. Donc, l’affaire va être étudiée en urgence, normalement ce jeudi 22 juin 2017, et la justice va trancher.

Dans la lettre d’assignation (à lire ci-dessous), il est reproché aux réformistes de violer les textes et statuts du parti la Renaissance du Bénin, et d’utiliser illégalement les dénomination, sigle, emblème, attribut, et tous autres signes distinctifs de la Rb, publiquement ou en privé.

Alors, le camp Léhady Soglo réclame cent millions de francs cfa par jour de résistance ou par infraction. Il demande également l’interdiction, la suspension ou le sursis à l’organisation du

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Faux médicaments au Bénin: le gouvernement pourra ratifier la Convention MEDICRIME

Au nombre des deux dossiers examinés hier en plénière par les honorables députés, figure l’examen  du projet de loi portant autorisation de ratification de la Convention MEDICRIME.

En effet, selon le rapport présenté en plénière par la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, la Convention MEDICRIME soumise à l’autorisation de ratification de la représentation nationale vise les objectifs suivants :

  • l’assainissement du sous-secteur pharmaceutique
  • la qualité des produits pharmaceutique mis à la consommation au Bénin
  • l’amélioration des soins de santé
  • la disponibilité et l’accessibilité financière des médicaments
  • la réduction des cas de maladies et décès liés à la consommation des médicaments du circuit illicite.

Cette ratification, dira l’honorable Claudine Prudencio, présidente de la commission des affaires sociales, permettra au Bénin de renforcer la santé publique et d’endiguer les conséquences du trafic des faux médicaments et de la vente illicite des produits pharmaceutiques.

Au cours des discussions, les députés ont déploré le trafic illicite des médicaments dans notre pays. Les députés n’ont pas manqué de dénoncer les pharmaciens d’Etat qui s’adonnent à ces pratiques illégales dans des officines pharmaceutiques.

Il s’agit des députés Valère Tchobo, Gérard Gbénonchi, Raphael Akotègnon, Mathurin Nago et d’autres. Des recommandations et contributions ont été faites à l’endroit du gouvernement représenté par le ministre de la santé Alassane Séidou

Extrait des préoccupations de quelques députés

Honorable Aké Natondé : « …Malheureusement les entreprises pharmaceutiques officielles trempent dans cette affaire de faux médicaments. Que fait le gouvernement pour lutter contre ce phénomène ?

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Restauration du PVI : Bénin control a exercé 45 jours dans l’illégalité

Le Programme de vérification des importations suspendu en 2012, a repris le 1er avril 2017. Mais, chose curieuse, cette reprise a eu lieu en  l’absence d’un acte qui la consacre.

La société Bénin Control chargée de l’exécution du programme avait ainsi repris du service sans qu’il y ait eu le nouveau décret portant institution du Pvi. Pendant près de deux mois, Bénin Control déjà assez dénoncé pour les nombreux avantages à lui accordés par le gouvernement, a opéré de manière illégale.

Ledit décret qui devrait sanctionner la reprise des activités de Bénin Control n’a finalement vu le jour que le 17 mai 2017. Curieusement, le texte n’a même pas été rendu public. (Lire  l’intégralité du décret longtemps caché au peuple).

DECRET N° 2017-264 DU 17 MAI 2017

REPUBLIQUE DU BENIN

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

Modifiant et complétant le Décret N° 2011-106 du 22 Mars 2011 portant institution d’un Programme de Vérification des Importations (PVI) de Nouvelle Génération en République du Bénin

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT, CHEF DU GOUVERNEMENT,

Vu La loi N° 90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin;

Vu La proclamation, le 30 mars 2016 par la Cour Constitutionnelle, des résultats définitifs de l’élection présidentielle du 20 mars 2016 ;

Vu Le décret n° 2016-264 du 06 avril 2016 portant composition du Gouvernement;

Vu Le décret 2016-292 du 17 mai 2016 fixant la structure type des Ministères;

Vu Le décret N~ 90-141 du 29 juin 1990 portant définition de la profession d’importateur en République du Bénin;

Vu Le décret N° 90-273 du 28 septembre 1990 fixant les conditions d’obtention, de validité et d’utilisation de la Carte Professionnelle de Commerçant i

Vu Le décret N° 2011-106 du 22 Mars 2011 portant institution d’un Programme de Vérification des Importations (PVI) de Nouvelle Génération en République du Bénin;

Vu Le décret N°2017-174 du 21 mars 2017 portant retrait du décret N°2012-288 du 23 août 2012 abrogeant le décret N° 2011-106 du 22 mars 2011, portant institution d’un Programme de vérification des Importation de Nouvelle Génération en République du Bénin;

Vu     le Contrat de Marché N°20/MEF/MPDEPP-CAG/MDCEMTMIP/DNCMP du 9 février 2011 relatif à la mise en place du Programme de Vérification des Importations (PYI) de Nouvelle Génération

Vu     L’avenant N°01/03/2017 du 06 avril 2017, au contrat de marché Ne’20/MEF/MPDEPP-CAG/MDCEMTMIP/DNCMP du 9 février 2011 relatif à la mise en place du Programme de Vérification des Importations (PVI) de Nouvelle Génération

Vu Le Relevé des Décisions Administratives N° 005Bis /PRISG/RELlOrd du 08 juin 2016 adopté par le Conseil des Ministres en sa séance du 18 Mai 2016) relatives à la Communication 079/16 Bis;

Sur proposition conjointe du Ministre de l’Economie et des Finances et du Ministre des infrastructures et des Transports;

Le Conseil des Ministres entendu en sa séance du 17 mai 2017,

DECRETE:

CHAPITRE 1 • DISPOSITIONS GENERALES

Article 1 : (sans changement)

Article 2 : (sans changement)

Article 3 modifié: Les opérations d’inspection documentaire à destination sont obligatoires pour toutes importations avant ou au moment de leur introduction sur le territoire national, quelle que soit leur provenance et quel que soit leur mode de transport.

Ces opérations sont de la responsabilité du Gouvernement de la République du Bénin qui, par contrat en a confié la charge à la société Bénin Control SA.

La société Bénin Control pourra, sous sa responsabilité, sous-traiter les prestations objet du contrat, après autorisation du Ministre en charge des finances.

Article 4 modifié: Un comité interministériel chargé du suivi et du contrôle de l’exécution du contrat sera créé par Arrêté conjoint du Ministre de l’Economie et des Finances et du Ministre des

Article 5 : (sans changement) Article 6 : (sans changement)

CHAPITRE II (modifié) DE LA MISE EN ŒUVRE DU SYSTEME DJINSPECTION A DESTINATION DES MARCHANDISES

Article 7 modifié: Toute personne désireuse d’importer une marchandise en République du Bénin est tenue d’adresser à la Société Bénin Control ou au prestataire désigné par la Société Bénin Control:

– une demande d’inspection à destination;

– deux (02) photocopies de la facture de l’exportateur;

– tous autres documents nécessaires à la bonne exécution de la vérification tels que bordereau de colisage, certificat d’origine, procès-verbaux d’essai, nom et adresse des sous-traitants éventuels, liste des composants, spécifications techniques, dossiers de fabrication, etc,

Article 8 (modifié) : La liste des marchandises exclues du champ d’application de l’inspection à destination en raison de leur nature ou de leur provenance, est précisée par un Arrêté conjoint du Ministre chargé des finances et du Ministre chargé des transports.

Toutefois, les importations par voie maritime, aérienne ou par voie terrestre d’une valeur égale ou supérieure à cinq cent mille francs (500000) CFA sont soumises à l’inspection.

Article 9 (modifié} : En cas d’alerte, la vérification peut donner lieu à inspection physique des marchandises qui se fera au lieu fixé par le prestataire.

Article 10 (modifié) : A l’issue de la vérification documentaire ou (le cas échéant) de l’inspection physique, la Société Bénin Control émettra:

  1. a)    une Attestation de Vérification documentaire (AVD), lorsque le contrôle ne révèle aucune anomalie;
  1. b)    un Avis de Refus d’Attestation (ARA), lorsque le contrôle relèvera une ou des anomalies.

Toutefois si l’importateur procède aux ajustements nécessaires après émission d’un ARA, la Société Bénin Control pourra émettre une AVD de remplacement.

Article 11 (modifié): Toutes les marchandises ne rentrant pas dans la liste d’exemption et à l’encontre desquelles un Avis de Refus d’Attestation (ARA) est émis ou qui ne sont pas accompagnées d’une Attestation de Vérification Documentaire (AVD) ne peuvent faire l’objet d’une déclaration en douane en République du Bénin,

Article 12 : (sans changement)

CHAPITRE III –     DE L’INSPECTION PAR SCANNER DES CARGAISONS DE MARCHANDISES DEBARQUEES EN REPUBLIQUE DU BENIN

Article 13 (modifié) : Dans une proportion rigoureusement inférieure ou égale à 10 du volume total des importations, le contenu de toute cargaison de marchandises ciblée par l’analyse de risque et débarquée sur le territoire de la République du Bénin par les frontières terrestres ou maritimes, fera l’objet d’une visualisation à l’aide d’un scanner à rayon x, par la société Bénin controlen étroite collaboration avec l’administration des douanes.

Article 14 : (sans changement) Article 15 : (sans changement)

CHAPITRE IV – DE L’INSPECTION POUR LA CERTIFICATION DES POIDS DE MARCHANDISES IMPORTEES EN VRAC AU PORT DE COTONOU

Article 16 (modifié) : Sans préjudice de l’inspection documentaire à destination,

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Bénin : Les mémoires d’un infirmier rescapé du Lassa à Tchaourou

Au contact des malades de la fièvre hémorragique à virus Lassa lors des épidémies survenues au Bénin de 2014 à 2017, certains agents de santé ont été contaminés et en ont perdu la vie.

Mais Vito François Coffi, infirmier diplômé d’Etat à l’hôpital Saint Martin de Papané, l’hôpital de zone de Tchaourou dans le département du Borgou, est l’un des ‘’revenants’’. Retour sur un vainqueur du Lassa.

Sur les traces du triste épisode des épidémies de la fièvre hémorragique à virus Lassa au Bénin de 2014 à 2017, nous arrivons ce lundi 19 juin 2017, à l’hôpital Saint Martin de Papané dans la commune de Tchaourou. C’est dans le département du Borgou, à 380 kilomètres environs de Cotonou ou 60 kilomètres au sud de Parakou. En cette première matinée de semaine dans ce célèbre centre de l’histoire desdites épidémies au Bénin, nous rencontrons entre autres, Vito François Coffi. 45 ans révolus, l’infirmier diplômé d’Etat en service ici depuis près d’une quinzaine d’années, nous reçoit l’air très heureux. Heureux pas seulement de sa blouse blanche qu’il lui sied, mais surtout, comprend-t-on très tôt, de vivre encore après avoir souffert du Lassa. «Je suis totalement heureux parce que ceux qui sont morts ne sont pas plus pécheurs que moi ; mes enfants et ma famille aujourd’hui me voient» déclare-t-il. Mais derrière son sourire, se cache dans sa mémoire, le souvenir d’une période noire de sa carrière professionnelle. Il l’a connue avec le Lassa, un nom qui sonne toujours mal dans ses oreilles. «Lassa me rappelle un passé amer. Amer dans ce sens que je serais aussi parti de ce monde comme mes collègues et beaucoup d’autres patients. Mais je suis encore avec les miens. C’est la volonté divine.» confie-t-il la tête baissée.

Le 3 janvier 2016 à Papané

«Nous avions eu un contact avec une patiente en son temps, un 3 janvier précisément. Quelques jours plus tard, je me suis senti vraiment mal : une hyperthermie et une asthénie très intenses» se souvient-t-il encore.

C’est le début de l’épisode dans lequel il nous replonge ce matin. Le Directeur actuel de l’hôpital, Dr Emile Kouton Cossi qui était à l’époque médecin en chef et Président du comité de lutte contre les infections nosocomiales, s’en souvient aussi très bien. Il relate : «Je me rappelle bien de ce lundi 3 janvier 2016 à l’hôpital St Martin de Papané. J’étais de garde quand l’infirmier de kassouala –village frontalier avec le Nigéria-, nous a appelés vers 10h. Elle a dit ‘’docteur, j’ai une femme enceinte qui fait la fièvre depuis 15 jours ; je vais vous l’envoyer. Vers 15h la femme est venue et je l’ai examinée personnellement. On l’a ensuite hospitalisée. Le lendemain, la gynécologue qui a fait la garde du mardi au mercredi m’a dit : ‘’Dr Kouton, la dame s’est mise à saigner d’un peu partout dans la nuit, elle est aux urgences’’. Le mercredi, la dame est décédée. Une à deux semaines après, on a constaté que toute une série du personnel de l’hôpital a commencé à avoir la fièvre, précisément ceux qui étaient de garde du mardi au mercredi. Les infirmiers, la technicienne de laboratoire, l’aide soignant. Tout ce monde avait un signe en commun : la douleur de la gorge. Le 21 janvier, l’infirmier de la pédiatrie, qui théoriquement n’a pas eu contact avec la dame est décédé. C’est de là qu’on a alerté les autorités, et que la direction départementale de la santé (Dds) a dépêché une équipe.».

Jusque-là, aucune certitude sur la cause de la mort des deux agents. C’est cette équipe de la Dds qui 5 jours après les investigations et l’analyse des prélèvements, a révélé qu’il s’agissait d’un cas de fièvre hémorragique à virus Lassa. Le jour de l’annonce fut une journée noire à l’hôpital. «C’est comme si le ciel nous était tombé sur la tête, c’était la désolation» raconte le Dr Kouton.

L’instinct et le fameux stylo rouge qui rachetèrent François

Entre-temps, François qui s’était rendu dans son village est rentré à Papanè, et ceci contre la volonté de ses parents qui ont voulu l’envoyer à l’hôpital de Comè dans le département du Mono. Ce fut sa première chance.

«C’est au moment où j’ai effectué un voyage sur Grand-Popo, mon village natal, que la crise a gagné en envergure. Les parents ont décidé de m’envoyer à l’hôpital de zone de Comé, mais comme j’avais sur moi les analyses des collègues avec qui je constitue normalement une équipe de garde, et que j’avais déjà commencé à prendre en consultation avant mon voyage, j’ai refusé. J’ai me suis obligé à revenir ici.»

Revenu effectivement à Papané, François n’est pas resté inactif. Il a trouvé la formule pour signaler l’urgence. C’était le début de sa résurrection. «De retour ici, j’ai fait appel au médecin de garde et actuel directeur. Il a lancé les bilans. J’avais déjà les bilans lancés par le Dr Kotchoffa sur moi, mais que je n’avais pas faits. Je me suis donc saisi du stylo rouge et ai écrit urgent, urgent, urgent, puis je l’ai fait transmettre au labo. Je dirai en résumé que c’est l’instinct qui m’a guidé.» confie le rescapé.

21 jours de traitement comme des années de prison

Les résultats d’analyse de François ont été positifs. Du coup, il fut isolé. «Quand la situation est arrivée, nous avons choisi un endroit que nous avons séparé du reste du personnel et des malades.» informe Gervais Nassouhouèdé, surveillant général de l’hôpital, chargé de la sécurité des agents entre autres. C’était précisément dans le service de chirurgie du Dr Cyrille Agoli-Agbo. Cet isolement a été pour François une prison d’après son récit qu’il livre en ces termes : « A l’hôpital ici, je fais déjà parti des plus anciens. Je suis familiarisé avec beaucoup de gens. Je suis souvent demandé pour des consultations services ou conseils. Mais pendant cette période, je me suis vu éloigner de tout le monde, même ceux qui me semblaient les plus chers ; tout le monde a pris peur, paniqués. C’est un souvenir amer». Il soupire.

C’était en réalité un scandale au sein du personnel, d’après Dr Jacques Emalin Idjakotan Balogoun Kotchoffa, Chef service des urgences médico-chirurgicales.

«Certains ont cessé de travailler, d’autres rendaient plus visite à leurs collègues, or en période de maladie on a plus que jamais besoin de ses proches».

Le Dr Kotchoffa est celui qui a vraiment été au chevet des malades du Lassa, et grâce à qui, avec l’aide de Dieu, l’infirmier François a été déclaré guéri 21 jours après. Il retrouva son sourire. «C’était une joie, une consolation de regagner ma famille, ma maison et mes enfants.» Le reste du personnel aussi retrouve dès lors la quiétude et une fierté. «Quand nous les voyons aujourd’hui, nous sommes fiers d’avoir un personnel qui a été au front, qui a fait la maladie et qui s’en est sorti », déclare le Directeur. «C’est comme des revenants. Les mots nous manquent pour qualifier cela. On se dit simplement que Dieu est grand, et on s’en réjouit», renchérit le Dr Jean Paul Leno, médecin chef du service de médecine général de l’hôpital.

L’irrécupérable

La victime de son côté, ne s’en réjouit pas totalement car, elle a perdu à jamais son physique d’avant le Lassa.

«Je ne suis plus solide et endurant parce que depuis ce moment, j’ai eu un problème de lombalgie, je traîne encore ce mal» regrette-t-il.

La cause à l’en croire, c’est qu’il

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SBEE - Bénin : Le Dg Laurent Tossou dans l’œil du cyclone

La Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) a montré ces dernières années une sorte de stabilité interne. Celle-ci pourrait être perturbée dans les jours à venir à cause des agissements du Dg Laurent Tossou.

Entre népotisme, nominations fantaisistes, recrutements et promotions illégales, le Dg évolue les yeux fermés, mettant de côté la convention collective de la société et œuvrant pour la clochardisation des postes de responsabilité.

L’une des actions phares du gouvernement de la rupture est l’amélioration de l’indépendance énergétique au Bénin. S’il semble se battre pour cela avec des hauts et des bas, la Sbee l’unique société de dis- tribution d’énergie électrique du pays, devrait faire de son mieux pour atteindre cet objectif. Ceci ne semble pas être la préoccupation de son Dg Laurent Tossou.

Nommé il y a quelques mois, ce jeune Dg est pressé. Pressé de profiter des nombreux avantages de son poste et d’en faire profiter à ses amis et parents, il a pris des décisions en sa propre faveur. En effet, selon la convention collective de la société, l’agent qui est nommé Dg passe automatiquement à la catégorie « hors classe », et bénéficie des avantages afférents à ce reclassement. Mais, dès qu’il n’est plus Dg, il perd ces avantages. Laurent Tossou ne veut pas de ça. Il veut d’un reclassement qui va le suivre toute sa carrière. Au point où, même après ses fonctions voire jusqu’à la retraite, il aura le plus haut salaire de la grille. Ainsi, le 16 mars, il écrit au président du Conseil d’administration de la société au sujet de sa situation administrative, et demande son reclassement en tant que directeur dans la catégorie C4, car selon lui, « hors classe » n’est pas à proprement parler une catégorie professionnelle.

Le 21 mars, le président du Conseil d’administration donne, sans sûrement comprendre ce que demandait réellement le Dg, accord à sa demande. A la Direction des ressources humaines (Drh) de la société où cette décision du Conseil d’administration doit être mise en exécution, la directrice a un peu trainé les pas, ayant certainement compris que ce que le Dg demandait était impossible. Le 13 juin, dans un message au ton injonctif, le Dg demande à la Drh de « procéder dans les plus brefs délais » à son reclassement pour salaire, au montant d’un million huit cent cinquante deux mille trois cent trente trois (1.852.333) Francs Cfa. Ceci n’est nullement conforme à la convention collective de la structure. Et pour cause, le Dg avait bénéficié il y a quelques mois d’une promotion qui l’a amené de la catégorie C2 à C3. Or, selon cette convention, aucun travailleur ne peut bénés cier d’une nouvelle promotion si la dernière date de moins d’un an ; ce qui est le cas du Dg Tossou.

Mieux, Laurent Tossou ce reclassement n’existe nulle part dans les textes. Actuellement en C3-4, le Dg ne peut espérer être au plus en C4-3 comme le prévoit les textes. En effet, selon l’article 45 de cette convention, « La promotion consiste en un passage d’une catégorie, échelle ou échelon inférieur, à une catégorie, échelle ou échelon supérieur. Elle fait gagner à l’agent une catégorie ou une échelle, salaire pour salaire, avec bonis cation d’un échelon, lorsque l’agent passe d’une catégorie ou échelle inférieure à une catégorie ou échelle immédiatement supérieure », et ceci à l’issue d’une formation professionnelle, après l’admission à un test ; à la suite d’un concours professionnel. Dans les autres cas, précise un autre alinéa du même article, « le reclassement salaire pour salaire ». On comprend donc que le Dg veut piétiner la convention pour atteindre ses soucis mercantiles.

Une directrice de communication illégalement recrutée

Guère soucieux de la

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Retour en catimini : occasion ratée de gommer la mauvaise communication autour de Talon

Grosse déception pour les curieux, les badauds et certains fans du président de la république. Hier soir, informés par les réseaux sociaux, beaucoup parmi eux ont fait spontanément le déplacement de l’aéroport international Bernardin Gantin de Cadjêhoun pour voir le Chef de l’Etat de retour d’un long séjour à l’étranger dont on ne sait toujours pas grand-chose.

Pour son retour, le président de la république a fait la même option qu’à son départ pour ce voyage: celle de la discrétion et de la cachoterie. Pas d’accueil solennel avec tapis rouge et la liesse habituelle. Juste une poignée de militaires de la garde présidentielle, quelques membres de sa famille dont son épouse et son ami Olivier Boko. La presse, elle, serait indésirable.

De l’arrivée du Chef de l’Etat hier, on aura que deux images. Une première qui montre l’avion, un Falcon affrété pour la circonstance, avec une poignée de personnes à son pied attendant la descente du Chef de l’Etat.

Une deuxième où on voit le cortège conduisant le Chef de l’Etat sur le boulevard de la Marina en direction de sa maison. En un mot, personne-en tout cas pas le grand monde- n’aura  vu physiquement le président de la république hier. Seule la magie de la manipulation a fait publier, toujours sur les réseaux sociaux, une vieille photo d’un Patrice Talon au début de mandat, tout feu tout flamme, entrant dans un avion en chemise blanche et cravate rouge au vin. Quelques esprits habiles ont rapidement démenti cela. Puis une autre manipulation. Celle-ci consiste à prendre un post de Djamila Idrissou Souler comme propos à chaud du Chef de l’Etat à son arrivée au pays. Hors, la journaliste n’émettait que des souhaits et appelée, elle a bien précisé le sens de son poste sur facebook.

Pourtant, ces

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Absence du président Talon au Bénin: Le gouvernement sème la confusion

L’absence prolongée du Chef de l’Etat du pays alimente toujours les polémiques. Alors que la situation suscite l’inquiétude et l’angoisse des populations, les interventions des ministres ne rassurent guère et n’apportent aucune réponse aux préoccupations. La dernière en date, celle du ministre Sacca Lafia, en rajoute davantage à la confusion créée par le gouvernement lui-même.

Une dernière déclaration d’un membre du gouvernement relance la polémique sur l’absence prolongée du Chef de l’Etat. Interviewé par un confrère de Frissons Radio sur l’absence du président Patrice Talon, le ministre de l’intérieur Sacca Lafia affirme :

« Le président est en voyage pour remplir ses fonctions. Monsieur le président, comme tout homme, comme tout président, a des activités liées à ses charges au Bénin, hors du Bénin, en Afrique, en Europe ».

Cette intervention qui est la 3è d’un membre du gouvernement depuis l’absence du Chef de l’Etat du territoire national, n’apporte aucun élément nouveau aux versions servies par deux ministres avant lui. Elle n’apporte également aucune réponse aux préoccupations légitimes des populations qui veulent en savoir plus sur le lieu où se trouve le président, et les raisons de ce séjour qui dure plus deux semaines. Cette version qui vient à un moment où on a atteint le pic des rumeurs autour de l’état de santé du président Patrice Talon, n’est pas trop éloignée de celle servie par le ministre des affaires étrangères Aurelien Agbénonci, face au corps diplomatique à Cotonou.

Ce dernier avait affirmé que « le Chef de l’Etat a voyagé pour répondre à des obligations ». Version qu’il balaie lui-même le lendemain, en déclarant à l’Afp que le Chef de l’Etat était allé faire son bilan de santé en France. Mais entre ces deux versions, il y en a une autre totalement à leurs antipodes. Elle émanerait du ministre Joseph Djogbénou qui aurait déclaré sur Bbc Afrique que le Chef de l’Etat est au pays. Trois ministres, trois versions différentes ou contradictoires, qui affichent un seul objectif : cacher soigneusement et la destination du Chef de l’Etat et les raisons de son séjour dont la durée ne peut que susciter des interrogations. Sinon comprendre cette confusion entretenue par les membres du gouvernement alors que les populations nourrissent un souci légitime, celui d’en savoir un plus sur l’absence de leur président. Car, dans l’histoire de notre démocratie, c’est le plus long séjour extérieur d’un chef de l’Etat qui n’est ni en congés, ni en visite pour raisons de santé. Le président Soglo avait séjourné en France en 1991 pour plusieurs mois, pour des raisons de santé. Depuis, aucun président n’a fait autant de jours à l’étranger. Même Boni Yayi très féru des voyages n’avait fait autant de jours à l’extérieur pour ses pérégrinations. C’est ce qui fait dire à la rumeur que le Chef de l’Etat est « gravement » malade, voire « opéré » de la prostate. Thèse à ne pas rejeter puisqu’un journal qui se réclame proche du PR a écrit il y a quelques jours que le Chef de l’Etat a été aperçu à Paris, où il a fait un check up et pris rendez vous avec son cardiologue.

Sacca Lafia provoque les Béninois

Qui a demandé à Sacca Lafia de se prononcer sur

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Port Autonome de Cotonou : Comment Huguette Amoussou a tenté de briser la grève

La grève de 48h lancée par le Syntrapac a mis la Directrice générale dans tous ses états. Soutenue par le gouvernement, elle a multiplié dans la journée d’hier tous les stratagèmes pour faire échec à cette grève, mais en vain. Récit d’une journée folle au Port de Cotonou.

Les agents et les usagers du port ont été accueillis hier à leur lieu de travail et de demande de services par les forces de l’ordre. Très tôt dans la matinée en effet, une horde de policiers a investi la devanture du port. Ils ont ensuite été rejoins par des éléments de la compagnie maritime de la gendarmerie.

La Dg a pris une note pour réquisitionner certains agents, en l’occurrence les Directeurs techniques et les chefs service, mais elle n’est toujours pas rassurée. Elle convoque alors les Directeurs techniques, les chefs de département et chefs services pour une réunion à 15h30.

Conscients de la situation, les responsables du Syndicat des travailleurs du Port Autonome de Cotonou (Syntrapac), organisent un conseil syndical extraordinaire à la bourse du travail à 14h pour harmoniser les points de vue et choisir le mot d’ordre avant la réunion avec la Dg. Conseil à l’issue duquel le mot d’ordre de grève a été maintenu. Au cours de la rencontre, la Dg a répété les propos tenus sur

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Persécution politique de Léhady Soglo au Bénin: 4è audit en un an à la mairie de Cotonou

Depuis hier, une commission du cabinet français Deloitte séjourne à la mairie de Cotonou où elle doit auditer les comptes de la mairie.

Cette quatrième commission d’audit après celles du Fadec, du Cabinet Fiduciaires d’Afrique et du Bureau d’analyses et d’investigations (Bai) a la délicate mission de trouver dans la gestion de Léhady Soglo « la petite faute » dont le gouvernement va se servir pour le liquider.

A la mairie de Cotonou, le gouvernement continue son inquisition. Selon des sources concordantes, une commission d’audit du Cabinet français Deloitte y séjourne depuis hier matin.  C’est la 4ème commission d’audit dans les locaux de l’hôtel de ville en un an.

Sait-on jamais, celle-ci pourrait trouver quelque chose pour compromettre Léhady Soglo et le dégager de la tête de Cotonou, les trois premières ayant presque échoué à ce jeu. Il s’agit des commissions du Fonds Fadec, du cabinet Fiduciaires d’Afrique, et celle du Bai. Si le souci affiché par le gouvernement semble être la transparence dans la bonne gestion des ressources publiques, le nombre des audits effectués en un an et les liens existant entre ces cabinets ou structures et le Chef de l’Etat, obligent à se poser des questions.

Quatre audits, cela paraît trop pour contrôler en si peu de temps la gestion d’une commune, et la provenance de ces commissions n’augure pas d’un travail impartial et sincère. Faut-il le rappeler, en dehors du Fadec, Fiduciaires d’Afrique est un cabinet d’expertise comptable qui appartient à Johannès Dagnon, cousin et conseiller spécial du Chef de l’Etat. Idem pour le  Bai qui lui est confié. Quant au cabinet Deloitte actuellement en activité à la mairie, bien qu’il soit un cabinet de droit français, c’est le cabinet de provenance de Romuald Wadagni, ministre de l’économie et des finances.

Contrairement aux missions antérieures, c’est une équipe d’inspecteurs expatriés qui séjourne depuis ce lundi 12 juin 2017 à l’hôtel de ville de Cotonou. Que cherche-t-on tant à la mairie de Cotonou ? Sûrement la petite

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Gestion de la Sonapra et l'Onasa au Bénin : Dakpè Sossou dépose une proposition de résolution

Le contrôle de la gestion de la Sonapra et de l’Onasa au cours des quinze (15) dernières années préoccupe à plus d’un titre les représentants du peuple.

En effet, se conformant aux dispositions des articles 113 de la Constitution du Bénin et 114 du règlement intérieur de l’Assemblé nationale, l’honorable Dakpè Sossou, deuxième secrétaire parlementaire à l’Assemblée nationale, a déposé le 12 juin dernier une proposition de résolution tendant à mettre sur pieds une commission parlementaire d’information d’enquête et de contrôle, sur la gestion de la Sonapra et de l’Onasa

Intégralité de la proposition de résolution tendant à la création d’une commission parlementaire d’information, d’enquête et de contrôle sur la gestion de la Sonapra et l’Onasa.

Exposé des motifs

Ces derniers jours, des déclarations suffisamment graves paraissent dans la presse nationale et internationale, jetant le discrédit sur le Gouvernement, au sujet d’une certaine liquidation abusive de sociétés d’Etat, notamment la Sonapra et l’Onasa, avec pour conséquence la mise au chômage de dizaines de milliers d’employés.

Pour lever l’équivoque et éclairer l’opinion publique, je voudrais demander à l’Assemblée Nationale de bien vouloir commettre, conformément aux dispositions des articles 113 de la Constitution du Bénin et 114 du règlement intérieur de l’Assemblé nationale, une commission parlementaire d’information d’enquête et de contrôle, en vue des dispositifs ci-après :

Dispositifs de la proposition de résolution

Article 1 : De la création de la commission d’enquête

Il est créé une Commission parlementaire d’information, d’enquête ou de contrôle relative à la gestion de la Sonapra et de l’Onasa, les quinze dernières années.

Article 2 : Des missions de la Commission d’enquête

La Commission a pour mission de vérifier la gestion administrative, économique et financière de la Sonapra et de l’Onasa et d’identifier les périodes de prospérité, les périodes difficiles  de chacune de ces deux entreprises publiques ainsi que les raisons fondamentales de la liquidation.

Au cours de la période considérée, les responsabilités devront être situées en amont de la

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Campagne cotonnière 2016-2017 au Bénin : Un record de 451.000 tonnes

L’Association interprofessionnelle du coton (Aic), a organisé vendredi 9 juin une conférence de presse pour apporter des informations sur la campagne cotonnière 2016-2017 et le niveau de préparation de la campagne à venir. Cette sortie médiatique a eu lieu à Cotonou avec la présence de plusieurs membres du gouvernement.

L’Association interprofessionnelle de Coton (Aic) a réalisé un record. Au terme de la campagne cotonnière 2016-2017, plus de 451.000 tonnes de coton ont été produites. L’information a été donnée vendredi dernier au détour d’une conférence de presse organisée par l’Association interprofessionnelle du Coton à Cotonou.

Selon le président de l’Aic, la production la plus élevée connue par le passé est celle de la campagne 2003-2004 (428.000 tonnes).

« Ce niveau de production est un record jamais atteint dans l’histoire de la production du coton au Bénin », s’est félicité le président de l’Aic.

Assisté de Narcisse Djègui secrétaire permanent de l’Aic et d’Eustache Kotingan, égreneur, le président de l’Aic a dévoilé les résultats de la campagne cotonnière 2016-2017, ainsi que les moyens qui ont permis d’atteindre un tel niveau. Les ministres Abdoulaye Bio Tchané, Delphin Koudandé, Lazare Sèhouéto et Adidjathou Mathys, ont pris part à ladite conférence.

S’agissant de la préparation de la campagne en avril 2016, Mathieu Adjovi a affirmé que l’Aic, ses structures exécutives et les différentes familles professionnelles, ont été rétablies dans leurs

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Alain Capo Chichi : « Le Cames n’a jamais donné raison au ministre de l’enseignement supérieur »

Suite à la publication dans la presse de la lettre du Secrétaire Général du Cames répondant au ministre de l’enseignement supérieur sur la polémique autour de l’organisation des examens nationaux, le Dr Alain Capo Chichi réagit.

Dans une déclaration, il dénonce une tentative d’instrumentalisation de la lettre du Cames qui, d’après lui, loin de donner raison au gouvernement, l’a simplement renvoyé à la législation nationale.

Alain Capo Chichi s’est également prononcé sur la « remise en cause de sa qualité d’expert auprès du Cames. » (Lire l’intégralité de la déclaration)

Le Docteur Alain Capo Chichi persiste et signe « le secrétaire général du cames n’a jamais donné raison au ministre de l’enseignement supérieur Attanasso relativement aux examens dits nationaux », c’est une grossière instrumentalisation mal conçue.

J’ai été très surpris de constater qu’en se fondant sur la lettre n°0202.2017/CAMES/SG/AA du Secrétaire Général du CAMES en date du 02 juin 2017, en réponse au courrier n°115/MESRS/DC/SGM/SA adressé par Madame le Ministre de l’Enseignement Supérieur du Bénin, on tente d’instrumentaliser toute l’institution du CAMES par rapport à l’organisation des examens nationaux de Licence dans le LMD au Bénin aux profits des Etablissements Privés d’Enseignement Supérieur non homologués.

Il me  plaît de rappeler que dans ce débat,  le CAMES est et restera neutre.

C’est d’ailleurs pourquoi, dans son courrier n°0202.2017/CAMES/SG/AA en date du 02 juin 2017, le Secrétaire Général du CAMES a clairement affirmé : « s’agissant de la situation conjoncturelle à laquelle votre Excellence est confrontée et qui rentre dans le cadre d’un ajustement  pour répondre stratégiquement à un programme national,  le CAMES ne voit aucun fondement pour justifier son immixtion dans un tel débat ».

Il poursuit en ces termes : « je voudrais également préciser, pour répondre à l’un des aspects de votre correspondance, que l’accréditation des diplômes par le CAMES ne confère pas de droits aux établissements privés de signer leurs diplômes. Tout dépend en fait du statut de chaque pays ».

Il s’en induit que le SG du CAMES renvoie plutôt aux dispositions nationales de chaque pays membre, la question des examens nationaux.

Dès lors, il est paradoxale de voir qu’au lieu que les intellectuels du ministère s’imprègnent correctement des Décrets et Arrêtés qui organisent le LMD au Bénin, notamment l’article 27 de l’Arrêté n°2012/710 qui énonce : « Le diplôme de Licence est délivré sous le sceau et au nom de l’université concernée, dans un délai de 3 mois après la proclamation des résultats », ils ont osé dénaturer le contenu de la lettre du Secrétaire Général du CAMES, en faisant croire, par publication dans la presse écrite nationale, qu’il donne raison au Gouvernement.

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Dossier PPEAII : L'intégralité de la décision du juge Rodolphe AZO

Le lundi 16 mai 2017, le juge d’instruction en charge dossier de détournement de 3 milliards de Francs Cfa dans l’affaire PPEA II, a rendu sa décision.

Dans son verdict de non-lieu qui a surpris plus d’un, le juge Rodolphe YaoviAzo, inconnu jusque-là du grand public,  a déclaré « qu’il n’existe aucun élément du dossier permettant de caractériser avec précision les faits ». Si l’information du non-lieu rendue publique a ému plus d’un et fait couler beaucoup d’encre et de salive, l’intégralité de la décision n’a été disponible qu’il y a quelques jours. Le document apportera plus d’informations à la compréhension des uns et des autres de ce scandale et ne manquera pas de susciter d’autres commentaires. En attendant, la rédaction vous propose l’intégralité de ladite décision.

Ordonnance de non lieu (Insuffisance de charges)

Nous Rodolphe Yaovi AZO, Juge d’instruction au Tribunal de Première Instance de 1 ère Classe de Cotonou

Vu les pièces de la procédure suivie contre :

1-YOXI Yédé Victor: né vers 1964 à Natitingou de feu  Nata YOXI et de feu Téna N’DYE, âgé de 53 ans, de nationalité béninoise, Ingénieur hydraulicien, domicilié à Abomey-Calavi, quartier Aïtchédji, maison Yédé Victor YOXI, marié et père de 03 enfants, se disant jamais militaire et sans condamnation;

2- EL HADJ TIDJANI Adamou Traoré: né vers 1964 à Nikki des feus El Hadj Ahmed TIDJANI et Léila  MOHAMED, âgé de 53 ans, de nationalité béninoise,  Administrateur des finances, domicilié au carré 3904  Fidjrossè Kpota, maison El Hadj TIDJANI, marié et père  de 03 enfants, se disant jamais militaire et sans  condamnation;

Tous deux M.D. du 21-05-2015 ;

3-KOMBIENI Emmanuel: né vers 1969 à Nodi (Matéri),  de feu Paul Kombiéni TAWEMA et de SANHOUGOU  IRIBENI Agnès, âgé de 48 ans, de nationalité béninoise,  Administrateur des services financiers, domicilié à Pahou,  carré sans bornes, maison KOMBIENI, marié, se disant  jamais militaire et sans condamnation;

4- VIGAN Fortuné Evariste: né le 21 octobre 1966 à  Cotonou, de feu Expédit VIGAN et de Marie A.  LA WSON, âgé de 51 ans, de nationalité béninoise,  Statisticien économiste, domicilié au lot 1196 parcelle X rue 12200 entrée 330 Cadjèhoun, marié, se dit  jamais militaire et sans  condamnation

5- DJOTAN Kotchègni: né le 16 février 1975 à Dassa-Zounmè, de feu DJOTAN Théophile et de Lucie BARA  âgé de 42 ans, de nationalité Béninoise, Opérateur économique, domicilié à Agori-Bidossessi (Abomey- Calavi), maison Victorin YEHOUENOU, célibataire avec une fille, se disant jamais militaire et sans condamnation;

M.D. du 11-08-2015 ;

6- ISSA IMOROU Mouhamadou : né le 05 juillet 1973 à  Nikki de feu ISSA Imorou et de Mariam MAMA, âgé de 44 ans, Administrateur des services financiers, domicilié à Djado (Abomey-Calavi), carré sans bornes, maison ISSA Imorou, marié et père de 03 enfants, se disant jamais militaire et sans condamnation;

7- BOURAIMA MAMA OROU Arératoulaye : née le 1er août 1978 à Kalalé, de feu BOURAIMA Amida et de BATOKO Guêkabou, âgée de 39 ans, de nationalité béninoise, Administrateur du Trésor, domicilié à Zopah (Abomey-Calavi), maison MAMA OROU, mariée, se disant jamais militaire et sans condamnation;

8- AGONDJA Simplice: né le 16 février 1974 à Dogbo, des feus Antoine AGONDJA et Denise TONATO, âgé de 43 ans, de nationalité, Administrateur du trésor, domicilié à Godomey, carré 156, maison AGONDJA Simplice, marié et père de 03 enfants, se disant jamais militaire et sans condamnation;

9- BOURAIMA MAMA Soulémane : né le 02 juin 1982 à Bembêrèkè, de BOURAIMA Mama ‘et de GOUNOU Adjarath, âgé de 33 ans, de nationalité béninoise, Contrôleur des services financiers, domicilié à Abomey-Calavi Togba, carré sans bornes, maison BOURAIMA marié et père de 02 enfants, se disant jamais  ilitaire et sans condamnation

10- NOUHOUN TOURE Souradjou: né vers 1957 à Ouénou- Parakou, de feu Zachari NOUHOUN TOURE et de Salimata MAMA CHABI, âgé de 60 ans, de nationalité béninoise, Ingénieur énergéticien, domicilié au carré 1109 Wologuèdè, maison Raphaël CAKPO, marié et père de 05 enfants, se disant jamais militaire et sans condamnation;

Tous C.J. ;

Des chefs d’Abus de fonction, fractionnement dans les marchés publics et détournement de deniers publics;

Faits prévus et punis par les articles 45 alinéas 2, 3, et 4 ; 53 de la loi n° 2011-20 du 1,2 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et, autres infractions connexes et l’article 150 du code des marchés publics et des délégations de services publics en République du Bénin ;

11- NIERI Sarè Salvin Rock: né le 04 septembre 1971 à Cotonou des feus NIERI Jean-Pierre et GANDAHO Félicité, âgé de 46 ans, Gérant d’entreprise, domicilié au carré 420 Saint Jean, maison NIERI, marié et père de 03 enfants, se disant jamais militaire et sans condamnation

12- KODO Rémi: né le 18 mars 1983 à Dogbo Madjrè, de  KODO Codjo et de DEGBE Yayikpan, âgé de 33 ans, de  nationalité béninoise, Opérateur économique, domicilié à  Tankpè ITTA, maison KODO Rémi, marié avec 03 enfants,  se disant jamais militaire et sans condamnation;

Tous deux S.M.D. ;

Des chefs de Complicité d’abus de fonction, de complicité de détournement de deniers publics et  fractionnement dans les marchés publics;

Faits prévus et punis par les articles 2, 3 du code pénal; 45  alinéas 2, 3, et 4; 53 de la loi n° 2011-20 du 12 octobre 2011  portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes et l’article 150 du code des marchés publics et des délégations de services publics en République du Bénin;

PARTIE CIVILE: Etat Béninois représenté par l’Agent Judiciaire du Trésor;

Vu le réquisitoire de Monsieur le Procureur de la République en date du 02 mai 2017 ;

Attendu qu’il résulte de l’information les faits suivants:

Courant de l’année 2015, des irrégularités ont été dénoncées par l’Ambassade des Pays-Bas au Bénin sur la gestion des fonds de la deuxième phase du Programme Pluriannuel d’appui aux secteurs de l’Eau et de l’Assainissement (PPEA II) au titre de l’année 2014.

Lesdites irrégularités seraient caractérisées par le non-respect des procédures exigées par le bailleur de fonds dans l’attribution des marchés relatifs à la réalisation de forages dans certaines localités.

Ainsi, les marchés d’un montant de FCFA deux milliard six cent millions (2.600.000.000) auraient été attribués par fractionnement à la suite du réaménagement du plan de travail annuel (PTA), du report des crédits au titre de l’année 2014 et d’une réallocation du crédit d’un montant de FCFA cinq cents millions (500.000.000).

Le réaménagement du plan de travail annuel, le report et la réallocation des crédits auraient été faits saris l’avis de non-objection du bailleur de fonds. .

Interpellés et inculpés pour abus de fonction, fractionnement de marché public, détournement de deniers publics et complicité des mêmes infractions, les susnommés ne reconnaissent pas les faits mis à leurs charges. .

L’inculpé Yédé Victor VOX!, Coordonnateur du PPEA II, réfute au prime abord l’infraction de détournement de deniers publics mise à sa charge. Il reconnaît qu’il y a eu, sans avis d’objection du bailleur, report d’un crédit de 500.000.000 FCFA du PPEA II au titre de l’année 2013 du chapitre 62 relatif aux achats de fournitures et équipements et la réallocation de ce même montant au chapitre 23 relatif aux investissements. Mais il explique que ces reports et réallocation ont été décidés par arrêté du Ministre compétent qui est le Ministre en charge des Finances et sur requête du ministre en charge de l’Energie. Ces opérations pouvant s’analyser en détournement de deniers publics ne relèveraient pas de sa responsabilité. Il précise également que le programme PPEA II s’étendait sur trois années, à savoir, 2013, 2014, 2015. L’année 2013 ayant été consacrée à la mise en place du programme et l’année 2015 devant connaître l’évaluation et la clôture du programme, seule l’année 2014 a été celle de l’exécution des forages.

Yédé Victor YOXI explique par ailleurs que le fractionnement de  marché public à lui reproché manque de fondement. En effet selon  lui, non seulement ledit fractionnement n’a pas été opéré de façon malveillante, mais encore, ils sont dus au fait que pour répondre  aux doléances récurrentes et pressantes des populations relatives à l’eau potable, le Chef de l’Etat d’alors donnait des instructions allant dans le sens de la célérité. Cette célérité, aux dires de Yédé Victor YOXI, était inconciliable avec la procédure d’appel d’offre caractérisée par sa lenteur et seule la procédure de consultation restreinte, prévue par note circulaire n° 962/MEFIDC/CFIDGB/SP du 03 avril 2012 du Ministre en charge des Finances, pouvait permettre d’atteindre les objectifs. Poursuivant sa démonstration, YOXI ajoute que, déférant aux instructions de « la hiérarchie, toujours guidées par les pressions des populations, il est arrivé plusieurs fois que des opérateurs économiques, à surface financières conséquentes, soient sollicités pour la réalisation des forages avant même que ne soit déclenchée la procédure de désignation, Pour Victor YOXI, en ce qui concerne les marchés de fournitures et matériels de bureau, il n’y a pas non plus eu fractionnement de marché, car les commandes ont été faites au fur et à mesure, des besoins et c’est peut-être la compilation des montants sur toute l’année qui a fait penser à cet état de choses.

Pour sa part, Ahératoulaye BOURAIMA MAMA OROU, Directrice des Ressources Financières et du Matériel (DRFM) du Ministère en charge de l’Energie à l’époque des faits, déclare qu’ès- qualité, elle a pour attributions de suivre l’exécution des dépenses du ministère inscrites au budget général de l’Etat. Elle précise en ce sens que toutes les dépenses qu’elle a eu à valider pour le PPEAII au titre de l’année 2014 sont relatives à des activités prévues au PTA du ministère et qu’il en est ainsi des forages de l’espèce. Elle poursuit en soulignant que le fait que les arrêtés qui portent report et réallocation de crédits pour la réalisation de forages datent du 28 avril 2014, soit des mois avant leur ratification par le PTA est une pratique normale permettant d’éviter la perte des crédits pour non engagement dans le délai. Selon l’inculpée, la vérification à laquelle elle procède, concernant les soumissionnaires, ne porte que sur les pièces administratives produites par eux et non sur la liste de ces prestataires. Elle n’aurait donc pas de contacts personnels avec ces prestataires dans le cadre du PPEAII.

Le nommé Mouhamadou ISSA IMOROU, Directeur du Contrôle Financier (DCF) du Ministère en chargé de l’Energie au moment des faits relève que le montant de 2.623.828.333 en cause concerne  départements et qu’il ne doit répondre que de ce qui se rattache au niveau central. Il indique qu’en sa qualité de DCF, il a pour mission de contrôler la régularité budgétaire des opérations de dépenses du ministère. Il réfute l’infraction de détournement de deniers publics mise à sa charge. Pour sa part, toutes les réceptions de travaux et les livraisons de fournitures réalisées pour le compte du PPEA II au titre de l’année 2014 sont sanctionnées par des documents attestant de la réalité du « service fait ». Ces documents sont: le bordereau de livraison accompagné des ordres d’entrées délivrés par le service matériel et les procès-verbaux de réception signés par les membres de la commission de réception. Aux dires de Mouhamadou ISSA IMOROU, la réalisation des forages a été précédée de trois actes, à savoir :

-l’arrêté du Ministre en charge des Finances portant report de crédits qui a rendu disponible au titre de 2014 des crédits de 2013 pour un montant de FCF A un milliard neuf cent vingt trois millions quatre vingt quatorze mille cinq cent quarante neuf (1.923.094.549) ;

– l’arrêté portant réallocation (virement de crédit) d’une partie de ces crédits reportés à hauteur de FCF A cinq cents – millions (500.000.000) ;

– le projet de réaménagement du PTA du ‘PPEA Il émanant du coordonnateur.

Il aurait donc validé tant les engagements que les liquidations

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Absence prolongée du president béninois : Agbénonci plonge davantage Talon

Où se trouve Patrice Talon ? Depuis une semaine qu’il est absent du territoire national, aucune source officielle n’a précisé ni la destination, ni les mobiles du voyage du Chef de l’Etat à l’extérieur.

Et la dernière déclaration de son ministre des affaires étrangères, Aurelien Agbénonci, semble plus raviver les soupçons et les rumeurs au lieu de les dissiper.

« Le Chef de l’Etat a voyagé pour répondre à des obligations », telle est la raison officielle de l’absence somme toute longue -dèjà huit jours- du président Patrice Talon à l’extérieur. Réponse officielle servie par son ministre des affaires étrangères au cours de la rencontre périodique avec le corps diplomatique accrédité au Bénin.

Comme on peut le comprendre à travers son caractère succinct et vague, cette réponse n’apporte aucun élément pertinent pour crédibiliser cette raison prétendument officielle, de l’absence prolongée de Patrice Talon au Bénin. Ni les raisons de la visite, ni la destination, ni même l’agenda n’ont pas été dévoilés.

On a simplement parlé d’ « obligations » et de « rendez-vous » à honorer. Des mots aussi vagues et creux qui ne suffisent pas à couvrir et rassurer sur huit jours de voyage entourés du plus grand mystère. Quel est ce voyage fait en catimini, en l’absence du ministre des affaires étrangères ? Tout au moins, on comprend qu’il ne s’agit pas d’une visite officielle. Encore moins d’une visite pour raison de santé. Le ministre Agbénonci a balayé cela du revers de la main.

Il croit avoir réussi à dissiper la rumeur folle qui a envahi Cotonou depuis quelques jours sur l’Etat de santé du Chef de l’Etat, mais a malheureusement ouvert un autre foyer de soupçons et de rumeurs sur le caractère opaque de certains de ses voyages, et par ricochet sur l’ensemble de la gouvernance actuelle.

S’il n’est ni en visite officielle, ni en voyage pour des raisons sanitaires, alors il est en

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Bénin : Azannaï désapprouve la gouvernance Talon

Tenu samedi dernier à Cotonou, le 3ème congrès du parti Restaurer l’Espoir a débouché sur plusieurs décisions dont le retrait du régime du « Nouveau Départ », et de la coalition dite de la « Rupture ».

Les délégués ont également adopté plusieurs résolutions pour désapprouver certaines mesures du gouvernement Talon, à savoir le déguerpissement et les licenciements massifs.

Malgré la forte pluie sur Cotonou ce samedi 03 juin 2017, militants, sympathisants et autres invités ont répondu massivement présents à l’appel de Restaurer l’espoir. Le parti a tenu son 3ème congrès ordinaire dans une salle rouge du palais des congrès de Cotonou, bondée de monde.

Ce congrès était très attendu des observateurs de la vie politique béninoise, puisqu’il devrait décider de la nouvelle orientation politique du parti. Restera-t-il dans la mouvance ou rejoindra-t-il l’opposition au régime. D’ailleurs, ce congrès a été convoqué dans un contexte qui laisse libre cours à tout suspense. Il a lieu après la survenance que quelques événements qui traduisent un certain malaise dans les rapports entre Candide Azannaï et Patrice Talon, dont il fut pourtant l’un des plus grands soutiens politiques. D’abord, fin mars, Candide Azannaï démissionnait de son poste de ministre délégué auprès du président de la république, chargé de la défense nationale. Quelques jours plus tard, soit le 04 avril, son suppléant à l’Assemblée Nationale, le député Guy Mitopkè, a voté contre le projet de révision constitutionnelle introduit par le gouvernement. Parti du gouvernement, Candide Azannaï a posé deux actes passés inaperçus. Ce sont ses visites chez Albert Tévoedjrè et Léhady Soglo, dont les rapports avec le régime du Nouveau Départ sont plutôt tendus. D’ailleurs, dans son discours au congrès, le maire de Cotonou et président controversé de la Renaissance du Bénin (Rb), n’a pas hésité à envoyer quelques piques au pouvoir. « Les vieilles recettes de la politique à l’ancienne sont désuètes », a déclaré celui qui voit des mains invisibles derrière la crise que traverse son parti politique. Il invite les gouvernants à mettre fin aux « mesquineries », aux « fausses promesses » et à la discorde. D’autres leaders politiques se sont montré plus acerbes en dressant un réquisitoire contre la gouvernance Talon. « En un an de gestion, l’euphorie a cédé la place au désespoir », a souligné le député Atao Hinnouho, qui estime que « la déception est grande ». « Nous assistons à une profanation de notre système démocratique : malgouvernance, développement des intimidations, chantage, répressions, trafic d’influence, clientélisme, enrichissement illicite accéléré, conflits d’intérêt, marchés gré à gré, violation des libertés… », S’est indigné le président du Reso Atao. Zéphirin Kindjanhoundé, président de l’Udd Wologuèdè, est allé dans le même sens. Selon lui, la crédibilité la dignité et le patriotisme, ont emmené Candide Azannai a quitter très le tôt le gouvernement.

Ce que pense Azannaï de la gouvernance Talon

Ce troisième congrès du parti Restaurer l’espoir a porté sur le thème « Crédibilité politique et confiance publique : s’engager pour l’intérêt général. » Pour planter le décor dans son discours d’ouverture, Candide Azannaï a dans un style allusif, envoyé quelques messages de bonne gouvernance son ex-chef, Patrice Talon. « …ce thème nous interpelle devant le constat d’une crise de confiance publique sans précédent ; crise de confiance aggravée par d’inquiétantes dégradations de l’image que nous renvoie l’homme politique. Pour certains la politique n’est qu’un instrument qui favorise les puissants et brime les peuples », dit l’ancien député élu dans la 16ème circonscription électorale.

« D’aucuns définissent la politique comme un terrain fertile pour les combats d’égo et les compromissions de toutes sortes poursuit-il, certains sous le couvert du pouvoir politique utilisent les leurres et les bricolages esthétiques comme modes de gouvernance. A quoi servirait la politique si elle consistait seulement à promettre au peuple des lendemains qui chantent, et à repousser continuellement la réalisation de cette promesse ? »

Pour Candide Azannaï, l’homme politique « doit être ouvert aux opinions des autres », « avoir des aptitudes à communiquer, le respect, l’ouverture, l’écoute et la facilité à nouer de bonnes relations. ». « Il faut avant de s’engager à faire quelque chose, s’assurer de sa faisabilité, et aussi ne pas prétendre qu’on a des principes mais les bafouer à la première occasion ou agir avant de réfléchir », a-t-il ajouté avant d’inviter ses partisans et « les responsables politiques quels que soient leurs bords, à méditer ces mots. » (Lire intégralité en page 11. Ci-dessous des extraits de son discours).

Un partenariat en stand by

Selon le communiqué final du congrès, lors des travaux les délégués ont adopté plusieurs motions dont celles de désapprobation des déguerpissements et des licenciements massifs. Le même document indique que

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Renaissance du Bénin : Abraham Zinzindohoué dans une posture de rassembleur

(Histoire d’une mission difficile et complexe) Les frondeurs qui ont pris la grave décision  d’exclure leur président du parti ont bien calculé leur affaire.

Pour parfaire leur acte que le président Soglo et son épouse ont tour à tour qualifié de forfaiture et d’injure à leur égard, ils ont porté leur choix sur un homme proche du président Soglo dont la fidélité aux idéaux du parti ne fait l’ombre d’aucun doute.

Me Abraham Zinzindohoué, Joint au téléphone dans l’après- midi d’hier jeudi, pour une interview en bonne et due forme sur la crise qui secoue la Rb, Abraham Zinzindohoué a aussitôt décliné l’offre mais, en presque quinze minutes de conversation, il en a suffisamment dit, pour qu’on comprenne la délicatesse de sa position et la complexité de la tâche à lui confiée.

Juriste aux compétences reconnues, militant de la première heure de la Rb, Abraham Zinzindohoué, 69 ans, est un pur produit de la Renaissance du Bénin.Il a en effet assumé de très hautes charges dans l’appareil d’Etat grâce à sa fidélité au parti et à un homme, Nicéphore Soglo dont il est toujours l’ami et son épouse un conseiller juridique avisé.

Tour à tour député, président de la cour suprême, ministre dans le premier gouvernement Yayi, il ira siéger cinq ans durant au titre du Bénin en qualité de président de la cour justice de l’Uemoa à Ouaga. Avocat rompu aux questions de procédures judiciaires, c’est lui qui a assuré avec succès la défense du parti à la Cour Suprême au plus fort de ce qu’on appelé à l’époque « la guerre des logos ».

C’était du temps où l’ex- secrétaire général Nathanaël Bah en avait alors réclamé la paternité. Zinzindohoué n’a jamais été un va-t-en guerre à la manière d’un Candide Azannaï,ni un militant zélé. Au contraire, c’est un homme plutôt calme, discret et discipliné qui n’a jamais joué les premiers rôles dans le parti et qui ne s’en est jamais plaint à haute voix, même au cours de la vague des départs successifs de ceux qu’on appelait alors les « barons » du parti. Son nom avait fortement circulé, lorsque la question de succession de la présidente du parti s’était posée mais lui s’est sagement rangé sans murmurer après le choix porté sur « le fils de la mère », en continuant de servir le parti qu’il n’a jamais quitté.

Depuis son retour au pays après son « exil » ouagalais, il s’est plutôt investi dans les questions liées au système partisanet à la gouvernance. Récemment encore, il a participé avec la passion de ceux qui sont convaincus d’une cause, à presque tous les débats sur la révision de la Constitution. C’est cet homme de consensus qui n’élève cette voix fine qui est la sienne que pour défendre ses convictions que les frondeurs ont choisi pour organiser le futur congrès.

Logique du rassemblement

Il ne pipe pas un seul mot pour accuser qui que ce soit. NI sur les frondeurs, ni sur « les géniteurs du parti » et leur « légataire » naturel. Il confirme qu’il n’a pas été présent aux assises d’Abomey qui ont exclu le président du parti. Sur la réunion tenue à son domicile et rapportée par les journaux parus hier jeudi où la date du 23 juin aurait été retenue pour la tenue du congrès du parti, il dira simplement que ce n’était qu’une proposition. Comme tout le monde est d’accord sur l’urgence et la nécessité de la tenue d’un congrès, il entend rencontrer toutes les parties pour retenir, semble- t-il, une date consensuelle.

Tant pis pour ceux qui s’attendent à la cassure du parti. Pour lui, la Rb va mal mais le parti doit rester uni. Pour jouer son rôle dans l’arène politique.Il n’est pas question d’en créer un autre. Il rappelle à l’occasion la thèse qu’il a soutenue dans son opuscule sur le statut à conférer en démocratie au chef de l’opposition, qui doit avoir rang de ministre et des attributs à même de lui faire jouer son rôle de force de proposition alternative.Il prévient les deux camps qu’il n’est pas nécessaire de porter le différend devant les tribunaux.Lui qui a défendu la cause du parti par le passé devant les tribunaux sait de quoi il parle.

Car, « celui qui va perdre ira créer son parti, ce qui n’est pas bon », martèle –t-il. Il n’exclut pas que le pouvoir actuel puisse avoir une

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Dialogue social au Bénin : Six centrales et confédérations syndicales claquent la porte

Après avoir signé la charte nationale du dialogue social, la Csa-Bénin, la Cgtb, la Cosi-Bénin, l’Unstb, la Cspib et la Csub, ont décidé de claquer la porte.

En effet, ces centrales et confédérations syndicales ont constaté une « parodie » de dialogue social de la part du gouvernement de la rupture. Depuis la session du 14 avril dernier, ce gouvernement n’a montré aucune volonté d’organiser une autre séance d’échanges pour que les problèmes des travailleurs soient de nouveau passés en revue. A travers une déclaration, ces centrales et confédérations fustigent la ruse du gouvernement, et appellent les travailleurs à la mobilisation pour dire non à

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Concours à la Cnss au Bénin : L’Anlc relève de graves irrégularités

D’après le rapport d’enquête de l’Anlc sur le dernier recrutement de personnel à la Caisse nationale de sécurité nationale (Cnss), ledit concours est entaché de nombreuses irrégularités et doit être annulé.

De plus, les auteurs impliqués doivent être sanctionnés. L’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc) s’est prononcée ce mardi 30 mai 2017 sur le récent recrutement de 94 agents au profit de la Caisse nationale de sécurité nationale (Cnss).

C’était à la faveur d’une conférence de presse au siège de l’organe à Cotonou. L’exposé des résultats d’investigations fait par le Président de l’Anlc Jean-Baptiste Elias, fait cas d’un concours émaillé de multiples irrégularités.

Le point sur les irrégularités constatées par l’ANLC

Ceci, déjà au niveau de la structure qui a été commise pour conduire les opérations de sélection du cabinet de recrutement. Alors que la Cnss dispose non seulement d’une commission des marchés publiques habilitée pour conduire l’opération mais aussi d’une cellule de contrôle des marchés publiques, c’est un comité ad’hoc qui fut mis en place par le Directeur général Dramane Diatema. Ceci pour conduire les opérations d’après l’exposé. Au vu du code des marchés publics, un tel comité n’est pas valable à en croire Jean-Baptiste Elias.

Ensuite, le contrat entre la Cnss et Agefic -le cabinet retenu dans cette condition- ne respecte pas le code des marchés publics, a constaté l’Anlc.

Selon le code, le montant d’un contrat pour un marché de service intellectuel ne devrait pas dépasser dix millions de francs Cfa. Mais dans le cas d’espèce, il est de dix huit millions neuf cent mille (18.900.000) francs Cfa. Plus encore, lorsque le Conseil d’administration de la Cnss a demandé que le concours soit ouvert à tous les citoyens béninois, le cabinet en question a demandé un avenant qui non seulement n’a pas été enregistré, mais dépasse également le seuil de 20% fixé par le code des marchés publics. C’est un avenant de dix millions deux cent quatre vingt milles (10.280.000) francs Cfa, soit 54% du montant initial du contrat. Au vu de ces constats et en référence à la loi portant code des marchés publics en République du Bénin, l’Anlc soutient que le contrat entre Agefic et la Cnss dans le cas d’espèce est de nul effet.

Dans le déroulement du concours

Plus loin, l’Anlc a aussi mené ses investigations sur le processus de recrutement proprement dit conduit par le cabinet, et y a découvert un désordre total. A en croire Jean-Baptiste Elias, les candidats n’ont pas eu connaissance de la matière dans laquelle ils allaient composer jusqu’à leur entrée en salle. Aussi, les rapports des équipes d’observateurs envoyés par le Dg/Cnss à l’Anlc relèvent-ils de nombreuses irrégularités. Par endroits des listes de candidats non affichées, un seul surveillant pour des salles de 60 candidats, etc. En l’absence de numéro de tables, les candidats ont eu le libre choix de s’asseoir deux à deux et par affinité, et le nombre de candidats retenu pour certains centres était même supérieur aux places disponibles…

Des recommandations

Le concours organisé dans de telles conditions depuis le recrutement du cabinet jusqu’aux compositions et par ailleurs non inscrit dans le plan annuel de la Cnss, doit être annulé selon l’Anlc. Elle recommande au Président du Conseil d’administration (Pca) de la Cnss, Eustache Kotigan, de procéder à

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